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  • 23/12/2010
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Une lyrique pour l’arbre

un arbre

Ô arbre

Tu es

La grande taille du désir

Dans tes bras le ciel

Ne cesse de dormir

Ô arbre

Tu es haut

Tes mains

Sont pleines d’étoiles

Ton cœur plein de printemps

Ô arbre

Tu es beau!

Lorsque les vents

Nichent au creux

De tes feuilles emmêlées

Lorsque les vents

Peignent ta chevelure verte

Ô arbre

Tu es tumulte!

Lorsque la pluie

Déploie ses griffes sauvages

Ô arbre

Dans son festin froid

Tu es ce musicien endolori à la belle voix

Sous ton pied

Il fait nuit

Des gens sont frappés de nuit

Ils n’ont jamais vu le matin

Qu’as-tu fait avec le jour?

Qu’as-tu fait avec le soleil?

Ô arbre

Sur le champ du regard

Es-tu absorbé dans la contemplation?

Tu te lies

Par des milliers de fils

Aux âmes des habitants de la terre

Ne crains point le tonnerre!

Ne t’effraie point de l’éclair!

Ô arbre

Tu es solide!

Ô farouche!

Révolte-toi!

Ô arbre!

Ô unique!

Comme notre espoir

Tu es avec nous

Et tu es solitaire.

Siãvosh Kasrãi

Traduit par Rouhollãh Hosseini

Poésies relatives:

L’arbre, la gazelle et l’étoile

La racine et la forêt

Les survivants

Silencieusement

Impasse

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