Articles liés
  • Ibn Sinã
    Ibn Sinã
    Abu ’Ali Al-Hussayn Ibn ’Abdallãh Ibn Sinã, connu en Occident sous le nom d’Avicenne, est l’une des étoiles les plus brillantes qui ait resplendi au firmament pourtant richement constellé...
  • L’apport scientifique d’Ibn Sinã
    L’apport scientifique d’Ibn Sinã
    L’apport d’Ibn Sinã en matière scientifique est considérable. Dans sa correspondance avec Birūni, il a émis des idées qui anticipent sur la théorie de l’évolution mise au point par Charles Darwin (1809-1882)...
  • Galerie des images du mausolée d’Ibn Sinã
    Galerie des images du mausolée d’Ibn...
    Le mausolée d’Ibn Sinã à Hamedãn
  • Nombre de visites :
  • 3306
  • 17/8/2009
  • Date :

Le canon de la médecine

le canon de la médecine

   C’est au début de son ouvrage majeur le Canon de la médecine qu’Ibn Sin? définit ainsi la médecine: " La médecine est une science par laquelle on connaît les manières dont le corps humain se comporte et évolue, du point de vue de ce qui est en bonne santé ou de ce qui altère sa santé, en vue de préserver intégralement la santé et de la restaurer, le cas échéant, lorsqu’elle est déficiente." (Canon, 1.1.1.1).  

Ibn Sin? poursuit en insistant que la médecine est tout à la fois théorie et praxis, et non pas seulement théorie. Cette remarque constitue une rupture avec les conceptions médicales héritées de la Grèce, qui s’intéressaient plus aux théories qu’aux faits. Une autre définition de la médecine se trouve dans "Poème sur la médecine" -.

"La médecine est l’art de conserver la santé et éventuellement de guérir les maladies survenues dans le corps".

   Le Canon est un ouvrage monumental comportant un million de mots. L’édition courante est en trois volumes, totalisant mille cinq cent cinquante pages. L’édition de Rome comporte neuf cent soixante-trois pages. Il fut traduit en latin par Gérard de Crémone et eut un succès extraordinaire: il fut édité seize fois dans les trente dernières années du 15ème siècle et plus de vingt fois au cours du XVIème siècle. Il s’agit d’une encyclopédie médicale.

   Le Canon comporte cinq livres:

   Le premier livre traite des principes généraux: il définit d’abord la médecine et son champ d’action, puis aborde la constitution de l’homme, la nature des organes, la nature, la diversité et l’origine des humeurs, les maladies des organes, les muscles, les nerfs, les artères et les veines, les facultés et les fonctions; les maladies et leur étiologie; les signes et les symptômes; les régimes à suivre aux différents âges; la médecine préventive; les troubles du caractère et leur soin; les effets du climat et le traitement.

   Le second livre présente deux parties:

- la première traite de la manière de déterminer la nature des remèdes par l’expérimentation et les effets,

- la deuxième partie est une liste de sept cent soixante médicaments simples (essentiellement des plantes), classés selon l’ordre alphabétique hébraïque.

   Le troisième livre concerne l’étiologie, les symptômes, le diagnostic, le pronostic et le traitement systématique des maladies. Selon l’usage de l’époque, la présentation commence par les affections de la tête et se termine par celle des extrémités. Sont ainsi passées systématiquement en revue les maladies de la tête, comme les conformations anormales du cerveau, la migraine, l’épilepsie, etc.; les maladies des yeux, du nez, des oreilles et de la gorge; les maladies des muscles, des articulations et des pieds, ainsi que les maladies de la peau.

   Le quatrième livre est consacré aux maladies "générales", c’est-à-dire qui affectent le corps tout entier.

- la première partie traite des fièvres et de leur traitement.

- la seconde partie traite des furoncles et des excroissances, de la petite chirurgie, des blessures et de leur traitement, des lésions, des ulcères et des inflammations des glandes.

- la troisième partie traite des poisons et la quatrième partie traite des soins de beauté.

   Le cinquième livre est une pharmacopée. Il décrit les méthodes pour préparer des médicaments composés: pilules, pessaires, suppositoires, poudres, sirops, décoctions, mélanges, élixirs, etc.

Source: Stehly.chez-alice.fr

Articles Relatifs:

La philosophie de la médecine d’Avicenne (1)

La philosophie de la médecine d’Avicenne (2)

  • Imprimer

    Envoyer à un ami

    Commenter (0)