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  • 27/9/2008
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L’histoire de mes lunettes (4)

des lunettes

Rassoul Parvizi

Traduit par: Mahmoud Goudarzi

  

مسحور كار خود بودم. ابداً توجيهي به ماجراي شروع شده نداشتم. بي‌توجهي من و اينكه با نگاه‌ها هيچ اضطرابي نشان ندادم، معلم را در ظن خود تقويت كرد. يقين شد كه من بازي جديدي درآورده‌ام كه او را دست بيندازم و مسخره كنم!.

   ناگهان چون پلنگي خشمناك راه افتاد. اتفاقاً اين آقاي معلم لهجه غليظ شيرازي داشت و اصرار داشت كه خيلي خيلي عاميانه صحبت كند. همين‌طور كه پيش مي‌آمد با لهجه خاصش گفت: "به به! نره خر! مثل قوال‌ها صورتك زدي؟ مگه اينجا دسته هفت صندوقي آوردن؟"

   تا وقتي كه معلم سخن نگفته بود، كلاس آرام بود و بچه‌ها به تخته سياه چشم دوخته بودند، وقتي آقا معلم به من تعرض كرد، شاگردان كلاس رو برگردانيدند كه از واقعه خبر شوند. همينكه شاگردان به عقب نگريستند و عينك مرا با توصيفي كه از آن شد ديدند، يك مرتبه گوئي زلزله آمد و كوه شكست. صداي مهيب خنده آنان كلاس و مدرسه را تكان داد. هروهر تمام شاگردان به قهقهه افتادند، اين كار بيشتر معلم را عصباني كرد. براي او توهم شد كه همه بازيها را براي مسخره كردنش راه انداخته‌ام000 خنده بچه‌ها و حمله آقا معلم مرا به خود آورد. احساس كردم كه خطري پيش آمده، خواستم به فوريت عينك را بردارم. تا دست به عينك بردم فرياد معلم بلند شد:

"دستش نزن، بگذار همين طور ترا با صورتك پيش مدير ببرم. بچه تو بايد سپوري كني. ترا چه به مدرسه و كتاب و درس خواندن؟ برو بچه رو بام حمام قاپ بريز! "

   حالا كلاس سخت در خنده فرو رفته، من بدبخت هم دست و پايم را گم كرده‌ام. گنگ شده‌ام. نمي‌دانم چه بگويم. مات و مبهوت عينك كذا به چشمم است و خيره خيره معلم را نگاه مي‌كنم. اين بار سخت از جا در رفت و درست آمد كنار نيمكت من. يك دستش پشت كتش بود، يك دستش هم آماده كشيدن زدن. در چنين حالي خطاب كرد: «پاشو برو گمشو! يا الله! پاشو برو گمشو!»

    من بدبخت هم بلند شدم. عينك همان‌طور به چشمم بود و كلاس هم غرق خنده بود. كمي خودم را دزديدم كه اگر كشيده را بزند به من نخورد، يا لااقل به صورتم نخورد. فرز و چابك جلو آقا معلم در رفتم كه ناگهان كشيده به صورتم خورد و سيم عينك شكست و عينك آويزان و منظره مضحك شد. همينكه خواستم عينك را جمع و جور كنم دو تا اردنگي محكم به پشتم خورد. مجال آخ گفتن نداشتم، پريدم و از كلاس بيرون جستم.

   آقاي مدير و آقاي ناظم و آقاي معلم عربي كميسيون كردند و بعد از چانه زدن بسيار تصميم به اخراجم گرفتند. وقتي خواستند تصميم را به من ابلاغ كنند، ماجراي نيمه كوري خود را برايشان گفتم. اول باور نكردند، اما آنقدر گفته‌ام صادقانه بود كه در سنگ هم اثر مي‌كرد. وقتي مطمئن شدند كه من نيمه كورم، از تقصيرم گذشتند و چون آقا معلم عربي نخود هر آش و متخصص هر فن بود، با همان لهجه گفت: "بچه مي‌خواستي زودتر بگي. جونت بالا بياد، اول مي‌گفتي. حالا فردا وقتي مدرسه تعطيل شد، بيا شاه‌چراغ دم دكون ميرسليمون عينك‌ساز!"

   فردا پس از يك عمر رنج و بدبختي و پس از خفت ديروز، وقتي كه مدرسه تعطيل شد،‌ رفتم در صحن شاه چراغ دم دكان ميرزا سليمان عينك‌ساز. آقاي معلم عربي هم آمد، يكي يكي عينكها را از ميرزا سليمان گرفت و به چشم من گذاشت و گفت نگاه كن به ساعت شاه چراغ ببين عقربه كوچك را مي‌بيني يا نه؟. بنده هم يكي يكي عينك‌ها را امتحان كردم، بالاخره يك عينك به چشمم خورد و با آن عقربه كوچك را ديدم. پانزده قران دادم و آن را از ميرزا سليمان خريدم و به چشم گذاشتم و عينكي شدم.

* * *

   J’étais transporté par mon exploit. Je ne faisais pas du tout attention à ce qui venait de se produire. Mon sang-froid et le fait que mes regards ne trahissaient la moindre angoisse renforcèrent les soupçons du professeur. Pour lui, il ne faisait pas l’ombre d’un doute que c’était un nouveau jeu que j’avais inventé pour le tourner en dérision.

    Soudain, il se mit à marcher telle une panthère en furie. Notre professeur avait par ailleurs un grossier accent Chir?zien et s’obstinait à parler en langage familier. En avançant, il dit, avec son accent particulier: " Bien, bien, bougre d’âne bâté, tu mets un masque comme les conteurs ? Tu te crois au guignol ?"

   Les élèves gardaient le silence et fixaient le tableau jusqu’au moment où le professeur ouvrit la bouche. Mais lorsque le professeur me gronda, ils se retournèrent pour voir ce qui se passait. Dès qu’ils regardèrent derrière eux et virent mes lunettes telles que je les ai décrites, soudain on aurait dit qu’un tremblement de terre se produisait et que les montagnes s’écroulaient. Le vacarme de leurs rires secoua la salle et le lycée. Ils éclatèrent de rire et cela mit le professeur dans une colère encore plus terrible. Il croyait que j’avais joué tous ces tours pour le bafouer. Les rires des étudiants et l’offensive du professeur me firent revenir à moi. Je sentis venir le danger. J’allais enlever immédiatement les lunettes. Je portais ma main vers elles lorsque le cri du professeur s’éleva :

"N’y touche pas ! Que je t’emmène, ainsi masqué chez le proviseur. Gamin, tu ferais mieux de te faire éboueur. Tu n’es pas fait pour l’école, les livres et les études. Va te rendre utile."

   Maintenant la salle s’esclaffe et moi, je reste tout étourdi, pauvre baudet que je suis. Je reste muet. Je ne sais que dire. Lesdites lunettes sur le nez, stupéfait, je dévisage le professeur. Cette fois, il sortit de ses gonds et vint se planter juste à côté de mon banc. Il tenait une main derrière sa veste, et l’autre, prête à me gifler. Il dit alors :"Dégage! Fous le camp! "

   Je me levai donc, misérable que j’étais. Je portais toujours les lunettes et la salle était toujours remplie de rires. Je me retirai un peu pour ne pas recevoir la taloche, ou du moins, pas en pleine face. Je passai agilement devant le professeur mais soudain, il me flanqua une claque. Le fil en métal cassa et les lunettes accrochées, donnèrent un spectacle ridicule. J’allais ranger les lunettes, mais deux bons coups de pied dans les fesses m’interrompirent. Je n’eus même pas le temps de dire ouf, je m’élançai et sortis de la salle.

   Messieurs le proviseur, le surveillant et le professeur, décidèrent de m’expulser, après maintes discussions. Au moment où ils allaient m’annoncer leur décision, je leur dis que je ne voyais pas bien. Au début ils ne me croyaient pas. Mais il y avait tant de candeur et d’honnêteté dans mon aveu qu’il aurait attendri même les pierres. Quand ils furent convaincus que j’étais malvoyant ils me pardonnèrent, et comme le professeur de la langue arabe était un mêle-tout et un expert en tout art, il me dit avec le même accent :"Petit, tu aurais dû nous le dire plus tôt. Dis donc… tu aurais dû nous en parler dès le début. Demain après les cours tu iras à Chãh Tcherãgh [1] chez Mir Soleimoune l’opticien.

   Le lendemain, après tant de peines et de misères, ayant subi l’humiliation de la veille, j’allai après les cours, chez Mir Seleimoune l’opticien, face au mausolée de Chãh Tcherãgh. Le professeur d’arabe vint lui aussi. Il me fit essayer les paires de lunettes de Mir Soleimoune, l’une après l’autre et dit :"Voyons si tu peux voir la petite aiguille de l’horloge de Chãh Tcherãgh. Moi, j’essayai les lunettes, les unes après les autres et à la fin, j’en trouvai une paire qui me convenait, et avec quoi je parvins à voir la petite aiguille. Je payai quinze qarãns [2] et je les achetai à Mir Soleimoune. Je les mis et devins depuis lors, binoclard."

Notes

 [1] Le mausolée du frère d’Imam Reza à Chirãz, également, le quartier où se situe ce mausolée.

 [2] Monnaie ancienne.

Source: www.teheran.ir

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