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Les points de vue sur la Justice d’Allãh

allah

   Les Chiites imamites considèrent la Justice comme l’un des fondements de la Religion. En fait elle fait partie des attributs de la Vérité, de la Beauté et de la Perfection. Elle est donc un aspect de l’Unicité. Car à la différence des Ach`arites qui ont récusé le beau et le laid rationnels en affirmant que "le beau n’est beau que parce que la Chari`ah l’a considéré comme beau est le lait n’est que parce qu’elle le considère comme tel, et que si Allãh cantonnait éternellement le serviteur pieux dans l’Enfer et le pécheur dans le Paradis, IL n’aurait pas commis un acte laid, car IL aurait disposé à Sa guise de Son Royaume."

En s’appuyant sur ce Verset coranique: «Nul ne t’interroge sur ce qu’IL fait, mais les hommes seront interrogés...» (Sourate Al-Anbiyã’, 21:23), les `Adlites (les tenants de la Justice d’Allãh, en l’occurrence, les Mu`tazalites et les Chiites imamites) ont soutenu que ce qui décide de ce qui est beau et de ce qui est laid, c’est la raison indépendante.

   Le jugement de la Charî`ah n’intervient que pour confirme le jugement de la raison, et qu’à titre d’orientation. C’est la raison elle-même qui, indépendamment de toute instruction, considère certains actes comme beaux et certains autres comme laids, et juge qu’il est impossible d’attribuer le laid à Allãh, car IL est Sage et un acte détestable (laid) est contraire à la Sagesse. Par conséquent torturer un serviteur pieux est une injustice, et l’injustice est détestable, donc ne peut être le fait d’Allãh.

C’est de cette façon que les `Adlites ont établi l’Attribut de la Justice d’Allãh et l’ont souligné à l’exclusion des autres Attributs, pour marquer leur opposition à la thèse des Ach`arites.

   Par la règle du beau et du laid rationnel, les `Adlites ont établi une série de règles scolastiques, telles que la règle du Doux, la règle de l’obligation d’être reconnaissant envers les bienfaits, la règle de l’obligation de réfléchir au miracle. Et c’est sur cette règle qu’ils ont fondé la question de "la Contrainte et du Libre choix ", laquelle est l’une des questions les plus ardues.1

Note:

1. Pour plus de détails, voir: "Açl Al-Chî`ah wa Oçoulahã" de Cheikh Kãchef Al-Ghatã’, p. 230; et "Matãreh Al-Nadhar", d’Al-Cheikh Al-Torayhî, 4ème partie, p. 165.

Source: Al-Modhaffar, "Les Croyances du Chiisme", Édité et traduit par Abbas Ahmad Al-Bostani, Ed. La Cité du Savoir, Canada.

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