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  • 18/10/2011
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L’avarice anéantit les bons sentiments (2)

avarice

   Au tréfonds de l’homme se dissimule des fois un mal qui brûle les racines de l’affection et de la conscience, et le prépare à l’abandon de toutes les vertus:

    L’avarice est la contradiction même de tous les engagements de la morale et de la conscience, et expose l’homme à l’humiliation et au mépris, et lui réduit son horizon de vue. L’esprit de l’avare tourne autour de l’axe de la matière, et est concentré sur la richesse. Il se frustre de la liberté de pensée nécessaire à la compréhension des réalités et des valeurs morales et spirituelles.

La richesse matérielle n’est qu’un moyen pour se garantir les besoins vitaux et n’en est pas la fin,. Une fois les besoins fondamentaux assurés, l’accumulation des biens perd de son importance, car elle ne présente plus d’intérêt pour calmer les tourments et les douleurs psychologiques.

   L’avare est hanté par la crainte illusoire de la pauvreté, et n’arrive jamais à se débarrasser de l’inquiétude et du chagrin qui planent au-dessus de lui. Malgré sa richesse immense, il ne connaît guère de repos et vit constamment dans le désarroi.

   «Les hommes, disait le penseur anglais Avibury, désirent la richesse, et ne désirent rien d’autre, comme si rien d’autre qu’elle n’était digne d’être désirée. Il existe beaucoup d’hommes pour qui le savoir et la connaissance ne fournissent aucune jouissance; ils se privent de repos et de sommeil, et se consacrent nuit et jour à l’acquisition de la fortune. Ceux qui veulent vivre pour amasser de l’argent s’éloignent des vérités, et semblent ignorer que la richesse est un moyen de la jouissance, non la jouissance elle-même.

L’argent est comme un pont qui nous permet d’éviter le gouffre de la misère matérielle. Combien malheureux sont ceux sui passent leur temps à consolider ce pont. Il faut que l’argent soit à notre service et non que nous soyons au service de l’argent.

   A force de quêter la richesse, on ne récoltera que fatigues et peines, et l’on éprouvera le besoin d’une seconde vie pour jouir de la fortune. Mais le temps qui passe ne revient plus, comme s’envole une parole.»

Source: MOUSSAVI LARI. M, Problèmes moraux et psychologique, traduit par Nahid Chahbãzi, éd: Daftar-é-Nachr-é-Farhang-é-islãmi, Téhéran, 2003, PP.171-173.

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