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La lutte de l’Islam contre le pessimisme (2)

pessimisme

   Le docteur Alexis Carrel dit à ce propos: «Certaines habitudes amoindrissent la capacité de l’individu à vivre, comme par exemple la tendance à tout critiquer et à tout soupçonner. Ces habitudes morales négatives influent sur le système nerveux sympathique, et les glandes endocrines, et peuvent être à l’origine d’un trouble fonctionnel ou organique.»1

   Le docteur Marden dit: «La susceptibilité détruit la santé, affaiblit la force morale. L’esprit équilibré n’entrevoit jamais le mal, mais aspire toujours à rencontrer le bien; il sait que le bien est une réalité éternelle, et que le mal ne résulte que de la faiblesse des forces bénéfiques, tout comme l’obscurité dépourvue d’essence indépendante, n’est due qu’à l’absence de lumière. Cherchez toujours la lumière! Car elle élimine l’obscurité du cur et de l’âme.»2

Citons encore une parole de l’Imam ’Ali qui met en relief le caractère anti- social de la suspicion: «Quiconque se montre trop susceptible, finit par redouter tout le monde.» 3

   Le docteur Farmer dit pour sa part: «Celui qui a peur d’exprimer ouvertement sa pensée et son point de vue, dans une réunion où chacun peut librement le faire, ou celui qui de peur de rencontrer ses proches sur les grandes avenues et les lieux publics emprunte les voies secondaires et les ruelles étroites et peu fréquentées, sont tous les deux en proie, à la susceptibilité et au pessimisme.»4

Le mauvais souvenir que l’on garde d’un événement ou d’une personne est aussi souvent cause de soupçons.

   Une autre personnalité du monde scientifique, le docteur Helen Schachter dit: «Les personnes qui n’ont pas confiance en elles- mêmes ont une sensibilité au- dessus de la moyenne. Un rien les fait souffrir. Le souvenir de ces souffrances s’enracine inconsciemment chez elles, et influera sur leurs actes, leurs paroles et leurs pensées. Elles se montreront méfiantes sans en connaître les raisons. Car ces souvenirs sont enfouis dans leur inconscient, et ne se révèlent pas facilement.

En d’autres termes, l’homme a naturellement tendance à fuir les souvenirs douloureux, et ne veut pas de lui- même se rappeler ses souffrances. Mais l’ennemi caché et rancunier ne cesse pourtant pas ses méfaits et ses haines, et impose sa volonté à notre esprit, à notre comportement moral, au point que des fois, nous nous étonnons de nos propres actes dénués de toute justification. Mais en approfondissant notre recherche, nous verrons que ces comportements sont engendrés directement par les souvenirs enfouis dans notre inconscient.»5

Notes:

(1) Retraduit du persan: le mode de vie.

(2) Du persan: Pirouzi-é-Fekr.

(3) Ghurar ul Hikam.

(4) Retraduit du persan de: «Le secret du bonheur».

(5) Le développement de la personnalité.

Source: MOUSSAVI LARI. M, Problèmes moraux et psychologique, traduit par Nahid Chahbãzi, éd: Daftar-é-Nachr-é-Farhang-é-islãmi, Téhéran, 2003, PP.42-43.

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