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Les monuments de Gorgãn

minaret de la mosquée du vendredi

   La capitale de la province fut fondée au VIIIe s., par Yazid Ibn Al-Muhallab, un conquérant arabe qui en fît une capitale et devint gouverneur du Khorãssãn. Proche des vertes régions de la Caspienne, elle a souffert durant toute son histoire des invasions et des raids en provenance d’Asie centrale.

Célèbre aux IXe-Xe s. pour ses jardins irrigués et ses soies, elle devint le centre d’un petit royaume indépendant aux Xe-XIe s.

   L’invasion mongole, qui ne laissa que des ruines et des morts, lui porta un coup sévère. Après sa conquête du Mãzandarãn, Tamerlan fit ériger un palais sur une rive de la rivière Gorgãn (Palais de Shãhsaman). Au XVIIIe s., la ville fut le centre de la dynastie qãjãre, dont la tribu nomadisait dans la région et qui, après avoir pris le pouvoir, choisit une capitale relativement proche du nord: Tehrãn. Au XXe s., Rezã Shãh Pahlavi changea l’ancien nom de la cité («Astarã-bãd») en «Gorgãn».

Outre les ravages des guerres, plusieurs tremblements de terre ont détruit les édifices historiques de la ville. Fondée à l’époque seldjoukide, la mosquée du Vendredi ne conserve de cette époque qu’un minaret (XIIe s.): le reste de la construction date des Safavides (XVIIe s.).

   Dédié au frère de l’Imam Ridhã, le mausolée Nur, avec son décor de briques, date du XIVe s., mais son toit peu gracieux est moderne. L’ancien bazar de la ville fut fondé à une date inconnue, mais il est l’un des plus beaux des régions de la Caspienne. Le Musée de Gorgãn présente quelques objets issus de fouilles archéologiques: il possède également une section anthropologique, et des pierres tombales sont exposées à l’extérieur.

Source: RINGGENBERG. Patrick, Guide culturel de l’Iran, éd. Rowzaneh, Téhéran, 2005,P.396.

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