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La religion et l’avarice (1)

argent

   L’Islam accorde suffisamment d’attention aux problèmes de la société, et a recommandé la bonté afin de consolider les bases de l’affection et de la clémence entre les riches et les pauvres; de même, il a fait abhorrer aux Croyants l’avarice.

L’Islam a aussi confirmé et ancré le principe de l’amitié et de l’entente dans la société musulmane par la mise en uvre d’une éducation favorisant l’épanouissement des sentiments humains entre les Croyants.

  Il ne permet pas qu’un musulman aisé et opulent vive dans l’indifférence à l’égard des pauvres, et voue un amour exclusif à l’accumulation de l’argent, car l’avarice et la parcimonie pourraient le conduire à violer les droits des musulmans démunis sur les riches.

Le Coran explicite cette réalité dans ce verset: «Que ceux qui sont avares de ce que Dieu leur donne de par Sa grâce ne comptent point que ce soit bon pour eux: au contraire c’est mauvais pour eux: bientôt au Jour de la Résurrection, on leur attachera en guise de collier ce dont ils sont avares. A Dieu l’héritage des Cieux et de la terre. Et Dieu est bien informé de ce que vous faites.» 1

   Les musulmans doivent se soumettre aux principes de l’amitié, du réconfort et de l’entente, et faire reposer leur vie sur les bases de l’entraide et de la solidarité. Leurs curs seront aussi toujours animés de bons sentiments. Comme l’abjection et l’avarice constituent des freins à l’épanouissement de ces derniers, l’Islam les combat avec véhémence.

Le Prophète- que la paix et les salutations infinies de Dieu soit sur lui et sur sa Famille- a affirmé: «Rien ne nuit à l’Islam autant que la mesquinerie.» 2

   La cupidité est un défaut blâmable qui fait table rase de tout repos et de toute tranquillité. Le Messager a dit aussi: «De tous les hommes, l’avare est celui qui connaît moins de repos.»

   Un savant occidental dit: «L’homme qui manque d’affection, en souffre généralement, et se reproche ses propres actes dont il n’est pas satisfait. C’est pourquoi beaucoup d’entre nous envient les autres, qu’ils soient riches ou pauvres, ils trouveront toujours un prétexte pour les blâmer et être malveillants à leur endroit.

   Cela ne se constate pas seulement chez les pauvres envers les riches, ni inversement. Chacun de nous, trouve motif pour envier les autres. Par exemple, celui qui possède une belle maison, mène un train de vie luxueux avec sa femme et ses enfants, et jouit d’une position sociale élevée, ne s’empêche pas de reprocher à son ami moins favorisé que lui, d’être plus jeune et de mieux s’habiller.

Si son ami est dépourvu de cela, il trouvera encore un prétexte pour se montrer jaloux en lui reprochant cette fois d’avoir la chance et le bonheur de ne pas souffrir de tant de responsabilités, d’être sans enfants et sans bien aucun, et d’être épargné par les tracasseries du rang social.

   C’est ainsi que l’homme, privé d’affection, se forge toujours un motif pour se présenter comme humble et méprisable, il souffre de son abjection, et fait preuve de mesquinerie envers les autres.»

Notes:

(1) Coran, sourate 3, verset 180.

(2) Nahjul Fasãha.

(3) Ibid.

Source: MOUSSAVI LARI. M, Problèmes moraux et psychologique, traduit par Nahid Chahbãzi, éd: Daftar-é-Nachr-é-Farhang-é-islãmi, Téhéran, 2003, PP.174-175.

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