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  • 11/9/2013
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L’Economie islamique est une partie d’un tout

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   Telle que nous la concevons, l’Economie islamique ne peut être étudiée en articles séparés les uns des autres, par exemple étudier le jugement de l’Islam interdisant l’intérêt usuraire ou autorisant la propriété privée séparément de l’ensemble des parties d’un plan général. De même, il est inadmissible d’étudier l’ensemble de l’Economie islamique en tant qu’un sujet à part, une entité doctrinale indépendante des autres entités (sociales, politiques, etc.) de la Doctrine et indépendante de la nature des rapports établis entre ces entités. Il faut comprendre l’Economie islamique dans le cadre de la formule islamique générale, laquelle régit les divers aspects de la vie dans la société. Car, de même que nous percevons la chose sensible dans le cadre d’une formule générale composée d’un groupe de choses, et que notre vision d’une chose dans le cadre d’une formule générale est différente de notre vision de cette chose en dehors de ladite formule générale, ou dans le cadre d’une autre formule (au point qu’une ligne quelconque peut paraître plus courte qu’elle ne l’est dans la réalité lorsqu’elle est vue dans le cadre d’une combinaison donnée de lignes, et plus longue lorsqu’on change la combinaison de ces lignes), de même les formules générales des doctrines sociales jouent un rôle important dans l’appréciation de leurs plans économiques.

Il est donc erroné de ne pas accorder à la formule islamique générale son importance, et de ne pas tenir compte de la nature des relations entre l’Economie et l’ensemble des parties de la doctrine, et de l’influence réciproque entre ces différentes parties dans son entité organique générale.

   De même, il ne faut pas séparer la Doctrine islamique dans sa formule générale du terrain particulier qui lui est préparé et qui renferme tous les éléments de la survie et de la force de la doctrine. Car de même que nous percevons les formules sensibles dans des terrains différents, et que chaque forme s’accorde avec un terrain spécifique, ce terrain spécifique pouvant s’adapter à une autre, et cette forme particulière pouvant s’adapter à un tel terrain et ne pas s’adapter à tel autre, de même la formule générale de la doctrine, de toute doctrine, exige un terrain, un sol adapté à sa nature et lui fournissant la croyance, les conceptions et les sentiments qui lui conviennent. Donc, il est indispensable d’étudier la formule générale de la doctrine sur la base du terrain et du sol qui lui sont préparés, c’est-à-dire dans son cadre général, lorsque nous voulons en faire l’appréciation.

Il apparaît ainsi que l’Economie islamique est corrélative dans ses lignes et détails, qu’elle constitue à son tour une partie d’une formule générale de la vie, que cette formule a un terrain qui lui est propre, et que la société islamique intégrale voit le jour lorsqu’elle acquiert et la formule et le terrain, lorsqu’elle obtient et la plante et le sol.

 

   La méthode de recherche dans l’Economie islamique ne s’avère juste que lorsque celle-ci est étudiée en tant qu’un plan à parties corrélatives et en tant qu’une partie de la formule islamique générale de la vie, et que cette formule elle-même est à son tour fondée sur le terrain ou le sol que l’Islam a préparé pour une société islamique authentique.

Source: AL-SADR. Mohammed Bãqir, Notre économie, Traduit de l'arabe et édité par Abbas Ahmad Al-Bostani, éd. La cité du savoir, Canada.

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