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  • 26/10/2014
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L’opération Beyt-ol-Moghaddas

l’opération beyt-ol-moghaddas

   La libération de Khorramshar est un évènement très important dans l’histoire de l’Iran. En automne 1980, Khorramshahr était tombée aux mains des soldats irakiens après 34 jours de résistance. L’occupation des territoires iraniens par l’armée irakienne perdurait depuis un an et demi lorsque trois opérations menées conjointement par l’armée et le Sepãh Pãsdãrãn, au cours de l’automne 1981 et de l’hiver 1982, apportèrent des victoires pour l’Iran et marquèrent un tournant dans la guerre. L’armée irakienne se doutait que l’opération suivante des Iraniens aurait pour but de libérer le sud-ouest du Khouzestãn et la ville de Khorramshahr.

L’occupation de Khorramshahr était une blessure restée ouverte, surtout pour les habitants de ce beau port tranquille qui avaient dû quitter leur maison à la hâte et tout laisser sur place.

   Au cours de l’automne 1981 et de l’hiver 1982, l’armée iranienne et le Sepãh Pãsdãrãn exécutèrent ensemble trois opérations qui aboutirent à des victoires successives pour l’Iran. Il s’agissait des opérations Sãmen-ol-Aemmeh, Tarigh-ol-Ghods, et Fath-ol-Mobin, dont les objectifs étaient de sortir la ville d’Abãdãn de l’encerclement, de libérer la ville de Bostãn, ainsi que la région située à l’ouest des villes de Shoush et de Dezfoul.

   Au début du printemps 1982, près de 5400 km² du sud-ouest du Khouzestãn - à l’ouest du fleuve Kãroun - et la ville de Khorramshahr continuaient à être occupés par l’armée irakienne. Pour libérer ces régions, les chefs de l’armée iranienne et du Sepãh Pãsdãrãn mirent au point, au printemps 1982, une opération qu’ils nommèrent Beyt-ol-Moghaddas, dont la particularité était que l’essentiel des combattants iraniens devaient traverser le fleuve Kãroun et surprendre les troupes irakiennes.

   C’était une opération non classique et très risquée. Les experts militaires pensaient que traverser le fleuve Kãroun était impossible, et que pour libérer Khorramshahr, on ne pouvait mener une offensive qu’en suivant la route Ahvãz-Khorramshahr. Les chefs de l’armée finirent cependant par accepter la traversée du fleuve Kãroun. Il fut décidé d’accélérer les préparations pour diminuer l’intervalle entre l’opération Fath-ol-Mobin et l’opération Beyt-ol-Moghaddas, pour surprendre l’armée irakienne. Au cours des jours qui précédèrent le début de l’opération Beyt-ol-Moghaddas, les combattants iraniens se positionnèrent progressivement le long de la rive orientale du fleuve.

   L’armée irakienne se doutait bien que l’action suivante des Iraniens aurait pour objectif la libération de Khorramshahr, mais elle pensait que la traversée du Kãroun n’était qu’une tactique de diversion pour détourner l’attention, et que l’essentiel des combattants iraniens attaqueraient par le nord, c’est-à-dire par la route Ahvãz-Khorramshahr.

Pour l’armée irakienne, il était impératif de continuer à occuper Khorramshahr, car elle savait qu’une défaite démoraliserait les soldats irakiens et risquait d’exposer la ville de Bassorah – située en Irak - à une contre-offensive iranienne.

Sources bibliographiques:

Khorramshahr dans la guerre, livre publié par Le centre d’études et de recherches sur la guerre du Sepãh Pãsdãrãn, Téhéran, 1380 (2001).

La ville en sang, Khorramshahr, livre publié Le centre d’études et de recherches sur la guerre du Sepãh Pãsdãrãn, Téhéran, 1372 (1993).

Galeries Relatives:

Galerie des images de la province de Khuzestãn

Galerie des images de Dezf 

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