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  • 17/9/2007
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Cinéma

cinéma

   En Iran, le cinéma a conquis sa légitimité, aux yeux des croyants, avec la révolution de février 1979. Jusqu’à ce bouleversement politique, conséquence du mécontentement populaire contre le régime du roi et qui a abouti à une «république islamique» sous l’égide de l’ayatollah Khomeyni, le septième art était refusé par le clergé.

   Le cinéma est apparu en Iran au début du xxe siècle. Dès l’ouverture des premières salles, à Téhéran en 1904, les religieux s’y sont opposés.

Plusieurs cinémas ont été incendiés avec des conséquences parfois dramatiques: en août 1978 à Abadan, 400 personnes ont ainsi péri au cinéma Rex.

   La salle de cinéma était symbole de l’Occident athée et lieu de rassemblement populaire faisant concurrence à la mosquée. Le cinéma était blasphématoire car il montrait des images de femmes sans voile et, plus tard, des scènes de danse accompagnées de musique.

   Les croyants fanatiques ne pouvaient admettre la moindre représentation iconographique d’un être humain: seul Dieu est le «Créateur» et le «Façonneur» des êtres vivants. Si le septième art a produit, entre 1930 et 1979, environ 1 100 films de fiction diffusés dans 420 salles, il n’avait néanmoins aucune légitimité aux yeux des ayatollahs. Les enfants des familles rigoristes subissaient même des châtiments corporels s’ils allaient au cinéma. Mais avec l’arrivée de Khomeyni au pouvoir, un étrange renversement s’est produit.

   Le cinéma compris des religieux. Comme dans les autres domaines, le nouveau régime prend tout en mai l’IMAGE. Sa propre représentation est omniprésente à la télévision, dans les journaux, sur les murs, dans les salles de cinéma. Le septième art, ainsi purifié, est légitimé. Toutefois, le cinéma étranger, en contradiction avec les valeurs islamistes, est banni. De fait, la production iranienne se trouve sans rivale sur le territoire national.

   Le rôle de l’image  est comme instrument efficace de propagande.Par exemple le film de Dariush Mehrjui, La Vache (1969). Dans ce film proche du réalisme, le réalisateur évoque le quotidien difficile des paysans pauvres dans un village isolé, où l’un des personnages s’identifie à sa vache après la mort de l’animal, son unique bien.

Dès la première année de la révolution, tous les organes d’Etat se mettent au service de cet art afin de créer «un cinéma islamique», allant dans «le bon chemin».   

   Abbas Kiarostami qui est  l’un des fondateurs du département de cinéma de l’institut essaie pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes .Si le septième art a produit, entre 1930 et 1979, environ 1 100 films de fiction diffusés dans 420 salles, il n’avait néanmoins aucune légitimité aux yeux des ayatollahs.

Les enfants des familles rigoristes subissaient même des châtiments corporels s’ils allaient au cinéma. Mais avec l’arrivée de Khomeyni au pouvoir, un étrange renversement s’est produit.

   Le cinéma compris des religieux. Comme dans les autres domaines, le nouveau régime prend tout en mai l’IMAGE. Sa propre représentation est omniprésente à la télévision, dans les journaux, sur les murs, dans les salles de cinéma. Le septième art, ainsi purifié, est légitimé. Toutefois, le cinéma étranger, en contradiction avec les valeurs islamistes, est banni. De fait, la production iranienne se trouve sans rivale sur le territoire national.

   Le rôle de l’image  est comme instrument efficace de propagande.Par exemple le film de Dariush Mehrjui, La Vache (1969). Dans ce film proche du réalisme, le réalisateur évoque le quotidien difficile des paysans pauvres dans un village isolé, où l’un des personnages s’identifie à sa vache après la mort de l’animal, son unique bien.

Dès la première année de la révolution, tous les organes d’Etat se mettent au service de cet art afin de créer «un cinéma islamique», allant dans «le bon chemin».Abbas Kiarostami qui est  l’un des fondateurs du département de cinéma de l’institut essaie pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes . 

m. makhmalbaf

   Bahram Beyzaï, dans Bashu, le petit étranger (1987) dénonce pour sa part les terribles conséquences de la guerre imposée  par Irak, de même que Mohsen Makhmalbaf dans La Noce des bénis (1989). Amir Naderi évoque l’attitude des autorités à propos des disparus, au début du conflit.  Avec Le Coureur (1985), ce réalisateur donne des rôles principaux aux enfants qui deviennent les acteurs  du cinéma. Le sujet  des films est d’actualité car l’Iran connaît une poussée démographique spectaculaire. En 20 ans, la population a quasiment doublé et près de la moitié des Iraniens ont moins de 20 ans donc les réalisateurs les utilisent pour dire la réalité du quotidien.

   Le cinéma parle de choses simples: l’amitié, la tolérance, la solidarité. Dès lors, commence le temps des honneurs. «L’Iran exportait jadis le pétrole, les tapis, les pistaches. Maintenant il faut y ajouter des films. L’Iran exporte sa culture, ce qui est bien», déclare Kiarostami qui obtient la Palme d’or à Cannes en 1997.En 2000 le cinéma iranien obtient trois récompenses: l’une est attribuée à la fille de Makhmalbaf, Samira, 20 ans, la plus jeune lauréate de l’histoire de ce festival pour Le Tableau noir, et la Caméra d’or à Bahman Ghobadi (Un Temps pour l’ivresse des chevaux) et Hassan Yektapanah (Djomeh. (Aujourd’hui, une vingtaine d’artistes talentueux, comme Kiarostami, Makhmalbaf, Jalili, Mehrjui, Beyzaï, Forozesh, Naderi, Panahi., réalisent 15% des 60 films que l’Iran produit annuellement. Tous les Iraniens sont envoûtés par l’image que «ce soit une image juste ou juste une image», selon l’expression de Jean-Luc Godard.

 

Part de marché du cinéma national

 

1998: 13%

Nombre de films produits

 

Population (millions)

 1988: 51,9

1998: 65,8

 

Nombre d’écrans

1988: 647

1998: 810

 

Nombre d’entrées (millions)

 1988: 279

 1998: 285

 

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