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  • 17/9/2007
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Henry Corbin (1)

 

henry corbin

 ( avril 1903 à Paris -7 octobre 1978 à Paris)
« Il y a ainsi une succession d’Orients auxquels, en se relevant de son exil occidental, l’être humain « se lève », d’un monde à l’autre, en une « ascension hiératique » de matins et d’illuminations. »

   Henry Corbin est né dans une famille protestante – sa mère mourra quelques jours après sa naissance. Une licence de philosophie en 1925 et des cours avec Gilson l’orientent vers l’étude de l’arabe et l’École pratique des Hautes Études d’où il sort diplômé en 1928. La même année, il entre à la Bibliothèque Nationale où il rencontre Louis Massignon dont « une inspiration du ciel » va décider de sa vocation: «Je lui parlais des raisons qui m’avaient entraîné comme philosophe à l’étude de l’arabe, des questions que je me posais entre la philosophie et la mystique, de ce que je connaissais, par un assez pauvre résumé en allemand, d’un certain Sohravardī… Alors Massignon eut une inspiration du ciel. Il avait rapporté d’un voyage en Iran une édition lithographiée de l’œuvre principale de Sohravardī, Hikmat al-Ishrᾱq: «la Théosophie orientale ». Avec les commentaires, cela formait un gros volume de plus de cinq cents pages. «Tenez, me dit-il, je crois qu’il y a dans ce livre quelque chose pour vous. » Ce quelque chose, ce fut la compagnie du jeune shaykh al-Ishrᾱq qui ne m’a plus quitté au cours de ma vie».

   De cet épisode date « l’initiation » de Henry Corbin. Car Sohravardī incarne une certain « style de conscience et de vie spirituelle » auquel Henry Corbin restera fidèle toute sa vie, en notant d’ailleurs que le sens et la portée de la philosophie du shaykh al-Ishrᾱq débordent son cadre : « Elle est une forme de l’aventure humaine, qu’il importe à l’homo viator de méditer spécialement de nos jours. » Les années suivantes le verront suivre les cours des Massignon, Gilson, Puech, Benveniste, Koyré et accomplir plusieurs séjours en Allemagne où il découvre l’œuvre du philosophe Heidegger – qu’il rencontrera à plusieurs reprises et dont il sera le premier traducteur en France – Qu’est-ce que la métaphysique ? en 1939. Il se marie en 1933 avec Stella Leenhardt, « Stella matutina », à qui il dédicacera son œuvre majeure, En Islam iranien, en 1971, en ces termes : « Stellae consorti dicatum ». Parmi les amitiés de ces années, il faut signaler celle de Nicolas Berdiaev.

En 1939, il part pour une mission de six mois à l’Institut français d’archéologie d’Istanbul où la guerre le retiendra finalement jusqu’en 1945.

Sources:

 http://jm.saliege.com

 http://www.amiscorbin.com

http://fr.wikipedia.org

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