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FARABI

Muhammad ibn Muhammad ibn Tarkhan ibn Uzalagh Farabi

   Muhammad ibn Muhammad ibn Tarkhan ibn Uzalagh Farabi  connu en Occident sous les noms de Alpharabius, Al-Farabi et Farabi est un philosophe médiéval d’origine persane et d’ethnicité türk. Né en 872 à Wasij, bourgade probablement rattachée au district de Farab, semble-t-il situé au bord du fleuve Iaxartes (l’actuel Syr-Daria) et appartenant à la grande oasis d’Otrar aujourd’hui disparue (sur le territoire de l’actuel Kazakhstan), au coeur d’une région appelée Transoxiane par les géographes grecs, puis Turkestan Occidental par les Russes, il meurt à Damas, en Syrie en 950. Il approfondit toutes les sciences et tous les arts de son temps, et est appelé le Second instituteur de l’intelligence.

   A Bagdad, Farabi étudie la grammaire, la logique, la philosophie, la musique, les mathématiques et les sciences ; il y suit l’enseignement de Abu Bishr Matta b.Yunus (mort en 942/329 H), célèbre traducteur et commentateur des philosophes grecs ; à Harran, il fut disciple du nestorien Yuhanna b. Haylan (mort en 941/328 H). Il appartient donc à l’école philosophique d’Alexandrie qui s’était installée successivement à Harran, Antioche et Merv avant de se fixer à Bagdad. Au cours de ses années d’études, Farabi accumule une connaissance telle de la philosophie qu’elle lui vaudra le surnom de « Second Maître », par référence au « Premier Maître », Aristote.

En 943 (330 H), il s’installe à Alep où il devient membre du cercle littéraire de la cour de Sayf al-Dawla Hamdani (mort en 968/356 H). Ses voyages l’amènent en Égypte et c’est à Damas qu’il s’éteint en 950 à l’âge de quatre-vingts ans.

   La grande passion de Farabi est de comprendre l’univers, l’être humain et la place que celui-ci y occupe, en vue de parvenir à une représentation globale du monde et de la société. Il étudiera avec soin la philosophie de l’Antiquité, en particulier celle de Platon et d’Aristote, s’imprégnant d’éléments platoniciens et néoplatoniciens, qu’il intègre à la civilisation arabo-islamique dont la principale source est, on le sait, le Coran et les diverses sciences qui en dérivent.

   Farabi marque un tournant dans l’histoire de la pensée philosophique islamique : il est le véritable fondateur de la gnoséologie, qui repose sur la raison universelle et les démonstrations qu’elle administre. Philosophie et religion sont chez lui deux expressions d’une seule et même vérité et ne diffèrent que dans le mode d’expression : la philosophie explique la religion et la démontre ; elle n’est pas en conflit ni en contradiction avec elle.

 

Les œuvres

 

Ajwibat masa’il su’ila ‘anha [Réponses aux questions]

Ihsa’al-’ulum [Énumération des sciences]

Al-Alfaz al-musta’mala fil-mantiq [Termes utilisés en logique]

Al-Burhan, [La démonstration]

Tahsil al -sa’ada [L’atteinte du bonheur]

Al-Ta’liqat [Commentaires]

Talkhis nawamis Aflatun

Al-Tanbih ila sabil al-sa’ada [Orientation sur la voie du bonheur]

Al-Thamara al -murdiyya [Le fruit agréable]

Al-Jadal [La dialectique]

Al-Jam’ bayna ra’yay l-hakimayn [L’harmonie des doctrines des deux Sages]

Al-Huruf [Les lettre]

Al-Da’awa al -qalbiya [Demandes sincères]

Zaynun al -kabir [Zénon le Grand]

Al -As’ila al -lami’a [Questions brillantes]

Al -Siyasa al -madaniya [La politique de la cité]

Fusul Mabadi’ ara’ ahl al - madina al -fadila [Principes des opinions des habitants de la cité vertueuse]

Falsafat Aflatun [La philosophie de Platon]

Maqula [Introduction à son ouvrage sur la logique]

Kitab al milla [De la religion]

Al -musiqa al -kabir [Le grand livre de la musique]

 

Sources:

http://www.bibliomonde.net

http://fr.wikipedia.org

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