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  • 30/12/2007
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   La Solitude

   Né en 1966 à Borujerd, (Iran), maître-assistant titulaire du département de français à l’université Azad Islamique de Téhéran et rédacteur en chef de la revue francophone Le Pont, Mohammad Ziar  a soutenu en 2000 une thèse intitulée: Baudelaire et la critique française.

   Il enseigne la langue et la littérature françaises dans les universités iraniennes depuis 1992. Critique, essayiste et poète à ses heures, il a publié deux livres et une trentaine d’articles en Iran et en Europe dont : Alphonse de Lamartine: panthéiste ou théosophe oriental? Actes du colloque international Lamartine, Izmir 2004; Quatre siècles d’échange littéraire franco-iranien, Encyclopédie des cultures et des sociétés INST, Tome XVI, Vienne, 2006; Mevlana poète-philosophe sans frontières, Actes du VII ème Symposium international  de Langues, Littérature et Stylistique dans l’Année 2007 de Rûmi, Konya, 2007; Jean de La Fontaine et les fabulistes persans, Encyclopédie des cultures et des sociétés KCTOS, Tome XVII, Vienne, 2007; La critique thématique et la critique psychanalytique.

   In Tarjoman (Revue de la faculté des langues étrangères.) 2001; Hafiz au miroir de quelques relations de voyage,  In Tarjoman, 2000; De l’initiation hafizo-lamartinienne à l’irfan, In Tarjoman  2001; La poésie symboliste belge, In Soroush  No 899, 1998; Paul Eluard, In Tchissta  Nos 166,167 2000; Jean-Bertrand Pontalis In Tchissta, Nos 168,169, 2000; Asbab bazi (Morale du joujou de Baudelaire), traduit du français. In Tchissta, N os 171. 2000. Et maintenant nous lisons un de ses poèmes:

solitude
پشت پنجره تنهایی من

سایه ای ایستاده است

که هرازگاهی، نگاهی به درون می افکند.

پشت پنجره تنهایی من

خورشید سالهاست که غروب کرده است

در شگفتم که این سایه

پشت به کدامین چراغ گرم دارد

که چشم به راه سفید کرده است

و لختی از انتظار نمی آساید !

Derrière la fenêtre de ma solitude

Une ombre s’est tenue debout.

Elle m’épie, et de temps en temps

Jette un coup d’œil sur l’intérieur.

Derrière la fenêtre de ma solitude,

Il y a des années,

Le soleil s’est couché.

Je m’étonne

D’où vient que cette ombre

Qui ne se nourrit d’aucune lumière

Et qui fixe les yeux sur ma demeure

Ne se repose un instant d’attendre !

Source : Revue Le Pont, N:4, été 2007, P.34.

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