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Apparitions et vérité de Fatima (6): la réaction des parents et des autorités

Sommaire:

Calendrier des apparitions

L’Apparition de l’ange en 1915

A l’automne 1916 apparitions dite de « L’Ange de l’Eucharistie »

Première apparition: Dimanche 13 mai 1917

Mercredi 13 juin 1917

Le vendredi 13 juillet 1917

Lundi 13 août 1917

Le jeudi 13 août 1917 

Dimanche 19 Août 1917 : 4ème Apparition  

Jeudi 13 Septembre 1917: 5ème Apparition

Samedi 13 Octobre 1917: 6ème et dernière Apparition

Conclusions

   On s’intéresse ici à l’attitude des parents et des autorités (ecclésiastiques et séculières) face aux apparitions de Fatima. On se base ici sur des sources chrétiennes autorisées et selon le quatrième mémoire de Lucie de Santos.

le récit des apparitions de fatima par lucie de santos (quatrième version)

 

Calendrier des apparitions

 

Rang

Gregorien

Hejri

Occasions

première 13-May-17 dimanche 21 rajab 1335
seconde 13-Jun-17 mercredi 22 shaban 1335
troisième 13-Jul-17 vendredi 23 ramadan 1335 Lailat al qadr
Quatrième (manqué) 13-Aug-17 lundi 24 shawwal 1335 Naissance de Imam Sãdiq
quatrième 19-Aug-17 Dimanche 1 dul qada 1335 Naissance de Fatima Masumeh
cinquième 13-Sep-17 jeudi 26 dhul qada 1335
sixième 13-Oct-17 samedi 26 dul hijja 1335

 

l’olivier des apparitions à cova de iria (doucine d’irène du nom de la princesse convertie)

L’Apparition de l’ange en 1915

   La nouvelle de cette première apparition se répandit au village, car les camarades de Lucie la racontèrent aussitôt, mais personne n’y fit attention, disant que cela était des balivernes. Bien sûr, les petites filles furent très réprimandées par leurs parents et même battues. Tout le village se moquait des fillettes.

A l’automne 1916 apparitions dite de « L’Ange de l’Eucharistie »

   Les trois petits voyants gardèrent le plus absolu silence sur les Apparitions de l’Ange. Pourquoi donc?. Sœur Lucie le dit plus tard : «A cause de l’expérience pénible après l’Apparition de 1915»

Première apparition: Dimanche 13 mai 1917

   Jacinthe, oubliant sa promesse (quelle promesse?) de ne rien dire à personne, en parla aussitôt à ses parents. Ces derniers interrogèrent le petit François qui confirma tout ce qu’avait raconté sa sœur. Cette révélation arriva aux oreilles de Maria, sœur de Lucie. Questionnée, la petite voyante, dut tout raconter pour ne pas mentir, et la nouvelle se sut dans tout le bourg. Ses parents ne croiront pas à ce qui se raconte, et Lucie se fera donc très sérieusement gronder (probablement un euphémisme); ce qui explique que, plus tard, Jacinthe ne dira plus rien sur ce qu’elle verra.

L’information vint jusqu’aux oreilles du Curé-Prieur de Fatima, Dom Manœl Marquès Ferreira qui se montra assez perplexe et interrogea maladroitement les pastoureaux. Les petits enfants, impressionnés par l’attitude et le ton sévère du curé, ne gagnèrent pas sa confiance. Jacinthe observa même un mutisme total. (cela signifie que les trois enfants se heurtèrent à l’hostilité la plus complète du curé qui ne voulait rien entendre du message adressé aux enfants lors de l’apparition)

   Offusqué, l’abbé durcit sa position et transmit le compte rendu de l’interrogatoire au Cardinal Belo, du diocèse de Fatima, qui suivit sa conclusion: «il faut se tenir résolument à l’écart de cela». Dès lors, Dom Ferreira se conforme à cette directive, en se montrant très hostile aux événements de la Cova da Iria. (Pourquoi donc le clergé devrait-il se liguer contre les événements de Fatima? Y aurait-il quelque élément contredisant la foi catholique officielle, telle que promue par les conciles acceptés par Rome?)

Mercredi 13 juin 1917

   "La mère de Lucie préféra ne pas y aller à cause du remue-ménage que faisait cette affaire suite aux révélation des enfants".

Le vendredi 13 juillet 1917

   "Pour Lucie c’est un grande épreuve, un jour de souffrance. Elle pensait que c’était le diable qui lui apparaissait. Elle voulait pas aller à la Cova da Iria. Mais ses cousins (Jacinthe et Francisco) ont passé toute la nuit à prier pour elle"

rasseblement de la foule lors des apparitions (notez le voile des femmes pieuses protugaises)

Lundi 13 août 1917

   "En effet l’administrateur du canton avait enfermé Lucie et ses deux cousins prétextant qu’ils troublaient l’ordre public. Il souhaitait en fait connaître les secrets que la Vierge Marie avait révélés aux enfants et alla même jusqu’à les menacer de mort pour les faire parler, mais en vain. Emprisonnés pendant 2 jours ils gardèrent leur secret, et c’est à regret que l’administrateur les relâcha.

   Non loin du lieu des événements se trouvait un homme très anticlérical. Il était administrateur du canton de Vila Nova de Ourem, dont dépendait la ville de Fatima. Ferblantier de métier, Artur de Oliveira Santos, ne brillait pas par sa culture. Très jeune, il s’intéressa à la politique et avait créé un petit journal local : «la voix de Ourem », avant de prendre en main l’affaire familiale: « la ferblanterie du progrès », héritée de son père.

bernardino marchado, président du portugal entre 1915 et 1917

   Membre d’une Loge maçonnique, il cumula trois mandats (administrateur du canton, Président de la Chambre municipale, et Substitut du Juge cantonal) et était, à ce titre, la personnalité la plus redoutée du canton.

   Suite à l’enthousiasme de la foule et à l’annonce du grand secret promis par Notre-Dame, la presse et le pouvoir politique, dont Oliveira Santos était le représentant dans le canton, ne pouvaient rester indifférents à cette affaire. Quelles explications donnerait-il à ses compagnons de la Loge si le territoire dont il est l’administrateur devenait le berceau de ce que la franc maçonnerie cherche à détruire par tous les moyens: la religion catholique

   Le 10 août, Manuel Marto et Antonio dos Santos reçurent l’ordre de se présenter le lendemain à midi, avec leurs enfants, devant l’administrateur à Vila Nova, ville située à 15 kilomètres de Fatima.

 Le seul moyen pour y aller était la marche à pied ou à dos d’âne. Aussi, le père de François et jacinthe décida d’y aller seul pour ne pas imposer une si longue marche aux enfants, alors que le père de Lucie emmena sa fille sur une bourrique (elle en tomba trois fois).

   L’administrateur ne savait pas qu’il y avait trois voyants mais un seul. Il demanda pour «le petit», mais apprenant qu’il s’agissait en fait de trois enfants, il se fâcha et réprimanda Monsieur Marto.

   Il interrogea Lucie afin de lui faire dire le secret et lui promettre de ne jamais plus retourner à la Cova da Iria, mais la fillette resta muette. L’administrateur menaça alors Lucie, en lui disant qu’il lui ferait avouer le secret, même s’il fallait la tuer pour cela.

   La franc-maçonnerie avait donné des ordres pour liquider au plus vite l’affaire de Fatima. Aussi, le 13 août vers 9h00, arrivèrent plusieurs hommes chez la famille Marto et, parmi eux, le ferblantier qui prétendit être là pour pouvoir, lui aussi, voir le miracle. Il demanda nerveusement pour les enfants afin, disait-il, de les emmener en voiture à cheval sur le lieu des apparitions. Sur ces faits, les petits pastoureaux arrivèrent des champs, mais n’arriva pas à ses fins. Alors, il rusa de nouveau et proposa d’aller chez le curé en compagnie des parents, afin d’interroger les enfants. Ils arrivèrent à l’église et à la demande de l’administrateur, l’abbé Ferreira posa des tas de questions aux voyants. A la fin de cette rencontre, l’administrateur obligea les petits à monter dans la voiture. François se mit en avant, et les deux fillettes à l’arrière. Le cheval pris la direction de la Cova da Iria mais, en arrivant sur la route, il changea brusquement de direction vers Vila Nova de Ourem.

   Une heure à une heure et demi après, le ferblantier arrivait triomphalement chez lui avec les trois enfants et les enferma dans une chambre en leur disant qu’ils n’en ressortiront qu’après avoir révélé le secret. Sa femme les traita avec bonté et les laissa jouer avec ses propres enfants, se montrant bonne jusqu’au bout avec les innocents petits prisonniers de son terrible mari. De fatigants interrogatoires commencèrent dès le lendemain au bureau du ferblantier, mais sans résultat. C’est alors qu’on les mit dans la prison publique, afin de les obliger à dire publiquement que tout cela n’était que mensonges !; mais face au mutisme des enfants et au début de révolte de la foule qui ne comprenait pas pourquoi les petits voyants étaient en prison, les autorités décidèrent de les libérer. Le 15 août donc, l’administrateur jugeant la partie définitivement perdue, mettait les enfants dans sa voiture à cheval, et les déposait de nouveau sur le perron de l’habitation du Curé de Fatima. (Artur de Oliveira Santos est décédé à Lisbonne en 1955, sans avoir donné le moindre signe de repentir).

   La nouvelle du retour des enfants après leur emprisonnement fût une grande joie pour leurs parents, ainsi qu’à beaucoup d’autres personnes convaincues de la réalité des faits surnaturels.

   La mère de Lucie se faisait malgré tout assez de souci. Sans l’avoir voulu, elle était devenue la dépositaire des offrandes que les pélerins avaient laissé sur une petite table ornée de fleurs, qu’elle avait placé devant le chêne.

   En ce 13 août, où beaucoup de gens laissèrent des offrandes, la pauvre femme ne savait que faire de cet argent. Elle voulut alors le confier à une personne sûre, mais ni les parents de Jacinthe et François, ni le curé de la paroisse de Fatima ne l’acceptèrent. Ce dernier lui conseilla cependant de garder cet argent chez elle. Un jour, quatre hommes se présentèrent et lui demandèrent l’argent pour construire une chapelle, prétendaient-ils. Maria dos Santos, très méfiante, refusa. C’est alors qu’elle prit la résolution de se débarrasser de cette lourde charge; mais comment faire? Elle eut l’idée de dire à sa fille Lucie d’interroger Notre-Dame pour savoir ce qu’Elle voulait que l’on fasse de l’argent. Lucie promis de lui demander cela lors d’une prochaine apparition de Notre-Dame.

les apparitions de fatima font la une de la presse, même anticléricale

Le jeudi 13 août 1917 

   Des milliers de personnes sont à la Cova da Iria, mais la police trompe les enfants, en leur disant que se sont eux qui les amèneront à la Cova da Iria, mais ils les amènent à Vila Nova de Ourém, à la prison. Là les enfants vont subir 9 interrogatoires. La police voulait les forcer à dire qu’ils n’avaient pas vu Notre-Dame, mais les enfants ne voulaient pas mentir et offenser Dieu.

   Ils les ont menacés de les tuer dans de l’huile bouillante, mais les enfants préféraient mourir que mentir et pécher. Quel exemple pour nous! Au milieu de ce désordre, Jacinthe demande qu’on suspende sa médaille au mur, et que tout le monde prie le chapelet avec elle, pour que Notre-Dame écoute sa prière. Même les bandits ont commencé à prier, peut-être pour la 1ère fois de leur vie. Ce 13 août, les pastoreaux ne purent pas assister aux apparitions.

   Libérés le 15 août, Notre-Dame les surprendra le 19 aux Valinhos, un lieu tout près d’Aljustrel.

Dimanche 19 Août 1917: 4ème Apparition

   Au vu de ces preuves, Ti Marto croyait de plus en plus fermement aux apparitions; Sans doute Olimpia y croyait-elle aussi, mais sans oser encore se l’avouer à elle-même. La mère de Lucie commença au cours de ce mois à retrouver un peu plus de paix, et bien que n’y croyant pas encore, elle commença à être ébranlée. Antonio, le père de Lucie, lui aussi, commença à être moins opposé à sa fille.

   Deux ans après cette apparition, une femme du voisinage, Maria Carreira, du hameau de La Moita, voyant la passivité du clergé devant le désir exprimé par Notre-Dame, prit sur elle de faire bâtir la petite chapelle, à laquelle elle devait consacrer sa vie, en même temps que son fils Joao (Jean), le miraculé de la seconde apparition. Le peuple donna à cette sainte femme le surnom de Maria de la Capelinha..

Jeudi 13 Septembre 1917 : 5ème Apparition

Pas d’information disponible

Samedi 13 Octobre 1917: 6ème et dernière Apparition

   C’était un dimanche, il avait plu toute la nuit et toute la matinée. 100 000 personnes étaient venues de tous les coins du Portugal, la majeure partie à pied, ayant fait parfois plus de 200 km, beaucoup à pieds nus, pour assister au grand miracle de Notre-Dame. Chrétiens, croyants, non-croyants, franc-maçons,… tous étaient présents.

   Lucie était heureuse, cette fois-ci; son père et sa mère étaient à ses côtés. Elle a de nouveau prononcé les même paroles. "Ma mère, craignant que ce jour fût le dernier de ma vie, le cœur déchiré par l’incertitude de ce qui allait arriver, voulut m’accompagner".

   Tout compte fait, notre chroniqueur énonce les bienfaits apportés par les apparitions à la foi catholique en pays portugais en ces termes: "Le miracle de Fatima du 13 octobre est le début du grand miracle de la conversion du Portugal, pays qui a été dominé par les francs-maçons pendant 150 ans. En effet, en 1759 les Jésuites ont été expulsés. En 1834, toutes les religions ont été éliminées. En 1908, deux francs-maçons ont assassiné le Roi. En 1910, la république des Carbonari a détruit des églises et pillé les couvents. En 1917, on a compté 111 églises pillées et profanées. L’enseignement religieux a été prohibé à partir de 1910, prohibé la soutane, prohibé de montrer la religion extérieurement. Les lois antichrétiennes ont été instaurées dans tout le pays : divorce, prostitution, incinération. La criminalité augmente, accompagnée d’une grande crise économique. En 1911, l’Eglise est séparée de l’Etat. Saint Pie X a protesté fortement. Beaucoup de prêtres sont emprisonnés, la plupart des évêques exilés. Le 14 octobre, un jour après le miracle de Fatima, il y avait des élections. Pour la 1ère fois les francs-maçons les ont perdues. Le 8 décembre de la même année, il y a eu un coup d’état de la part des républicains. Le 9 décembre, un jour après son élection, le chef des républicains se convertit au christianisme et donne l’ordre d’arrêter les lois antireligieuses ! Il sera assassiné en 1918, mais il est rapidement remplacé par un autre catholique. Le Portugal jusqu’en 1960 sera un pays cent pour cent catholique. Les évêques portugais ont déclaré en 1942: «Ceux qui ont fermé les yeux il y a 25 ans et qui les ouvriraient aujourd’hui ne reconnaîtraient pas le Portugal transformé par cette grande ferveur mariale du peuple qui a obtenu la conversion radicale de ce pays».

Conclusions

   De ce qui précède, nous pouvons tirer, sur la base du récit officiel des apparitions, plusieurs conclusions et quelques questions.

   L’attitude des parents de Jacinthe et François Marto a été positive et a consisté à soutenir leurs enfants lors de cette épreuve. Ils avaient eux-mêmes foi dans les apparitions. Au contraire, les parents de Lucie de Santos ont été d’abord très hostile aux événements, ce qui provoqua la panique de Lucie, voire semble t-il le déni des apparitions puisqu’elle semble à un moment douter si ce n’est pas l’apparition de satan maudit soit-il. L’attitude très décidée et claire des parents de Jacinthe et Francisco tranche avec celle plus ambivalente, des parents de Lucie. C’est peut-être dû au caractère plus influençable de la famille de Lucie, moins cultivée que les Marto, face aux autorités ecclesiastiques et administratives. En effet, il est clair que dès le début, les enfants et leur famille ont subi d’énormes pressions pour donner des événements l’interprétation qui arrangeait le plus les parties en présence. On imagine l’épreuve que cela a pu constituer pour de simples familles paysannes.

   La réaction des autorités administratives (le bourgmestre) a consisté basiquement à réagir par la violence face à un phénomène qui menaçait directement les thèses du parti anti-clérical et son électorat. Beaucoup plus ambiguë apparaît la réaction du clergé, qui aurait dû saisir immédiatement le caractère extraordinaire de ces apparitions, mais qui semble t-il tisse une alliance contre nature avec les francs-maçons pour étouffer en vain l’affaire. Par conséquent, nos questions s’adressent en priorité au clergé:

   Pourquoi le curé Dom Manœl Marquès Ferreira et le cardinal Belo décident-ils de taire l’affaire? Pourquoi des pressions sont exercées sur les enfants pour qu’ils gardent le silence? De quoi avait peur le clergé? Voilà des questions qui restent malheureusement sans réponse, à moins qu’un internaute puisse apporter des éléments à cette adresse: french@tebyan.net

Sources:

http://www.theotokos.org.uk/leomadigan/index.html

http://www.fatima.be/

http://www.fatimadirect.com/

http://www.ewtn.com/fatima/apparitions/Third_Secret/fatima.htm 

http://en.wikipedia.org/wiki/Ant%C3%B3nio_Cardinal_Mendes_Bello

http://www.tfp.org/magazine/mag46/main.htm

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