Articles liés
  • Ibn Sinã
    Ibn Sinã
    Abu ’Ali Al-Hussayn Ibn ’Abdallãh Ibn Sinã, connu en Occident sous le nom d’Avicenne, est l’une des étoiles les plus brillantes qui ait resplendi au firmament pourtant richement constellé...
  • L’apport scientifique d’Ibn Sinã
    L’apport scientifique d’Ibn Sinã
    L’apport d’Ibn Sinã en matière scientifique est considérable. Dans sa correspondance avec Birūni, il a émis des idées qui anticipent sur la théorie de l’évolution mise au point par Charles Darwin (1809-1882)...
  • Le canon de la médecine
    Le canon de la médecine
    C’est au début de son ouvrage majeur le Canon de la médecine qu’Ibn Sinã définit ainsi la médecine: La médecine est une science par laquelle on connaît les manières dont le corps humain...
  • Nombre de visites :
  • 3092
  • 18/8/2009
  • Date :

La philosophie de la médecine d’Avicenne (1)

ibn sina

   Si la médecine est l’un des plus beaux fleurons de la science Islamique, c’est qu’elle s’enracine dans une vision spécifique des rapports de l’homme et de l’univers, la vision Islamique du monde.

   D’après le Coran (2.30), Dieu a fait de l’homme son calife, c’est-à-dire son mandataire sur la terre. Ni la nature, ni son propre corps ne lui appartiennent, et ils appartiennent à Dieu. Donc l’homme est donc responsable des équilibres naturels, dans le cosmos et en lui-même, et il doit être digne de leur créateur.

La création tout entière, le ciel, la terre, les hommes et le corps humain constituent une image symbolique ou un signe de Dieu. Le Coran est une invitation constante à la méditation.

   La clé de la pensée Islamique est l’idée d’Unification (Tawhid). Non seulement elle proclame inlassablement l’unité et l’unicité de Dieu, mais aussi celle de tout organisme vivant par interdépendance des parties et du tout, unité de l’être vivant avec son milieu et l’ensemble du flux cosmique, unité de l’âme et du corps. La médecine arabo-islamique est donc psychosomatique par définition. On saisira mieux ainsi l’attention portée au climat, aux régimes alimentaires, à la manière de vivre et à l’environnement dans la préservation de la santé, et ceci d’autant plus que la religion Islamique impose déjà à ses fidèles une certaine hygiène de vie.

homme

   L’homme est un microcosme qui la création retourne à sa source. La médecine n’est donc pas une science en soi, isolée, elle n’est pour Avicenne que le dernier maillon dans le cycle de la cosmologie, qu’étudie la philosophie. La philosophie étudie en effet les diverses émanations par lesquelles Dieu a créé l’univers visible et invisible, avec l’homme dont la constitution résume pour ainsi dire le cosmos, puisqu’il contient en lui-même la nature des minéraux, des plantes et des animaux, mais aussi potentiellement la nature des Anges.

C’est aussi dans l’homme que les éléments de la nature (feu, air, eau, terre) sont le plus harmonieusement mélangés et que toutes les potentialités de l’âme sont réunies.

   Etudier l’homme en médecine, c’est donc étudier l’expression de la vie. Ce n’est pas étudier une matière inerte, à laquelle la vie aurait été surajoutée. Car l’homme est la manifestation d’un principe de vie agissant dans l’univers entier. Ce principe de vie s’origine ultimement dans la volonté créatrice de Dieu qui agit par la médiation des formes.

"La vie, toute perfection et tout bien auxquels les créatures sont destinées, ne viennent de rien d’autre que de la première et sublime vérité, la source de tout bien et de l’impétueux désir qui en émane" (Canon, livre 1).

Source: Stehly.chez-alice.fr

Article Relatif:

La philosophie de la médecine d’Avicenne (2)

Galerie Relative:

Galerie des images du mausolée d’Ibn Sinã

  • Imprimer

    Envoyer à un ami

    Commenter (0)