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  • 19/9/2009
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Les clameurs du dernier vendredi du mois béni

   Il s’agit d’un poème composé en hommage au Jour de Qods en soutien à la Palestine occupée par les forces sionistes. L’auteur est un homme de lettre français et engagé. 

 une offensive israélienne à gaza

«Ni Gaza, ni Liban», entendez-vous clamer,

«Mais pour le seul  Iran, que l’on se  sacrifie»:

A quoi bon, en effet, courir la vaste mer

Et sauver du naufrage ceux qu’Israël défie?   

 

Vraiment quelle mission accorder à nos guides

 Meilleure que grimper au sommet  entrevu,

Evitant de glisser sur des glaciers humides

Mais cramponnés à eux  gagner le lieu prévu!

 

Bien sûr, chacun déballe le trésor de son sac,

Gâteaux ou pains dorés, serviettes et broderies..,

La montagne est une île, où la mer sans ressac

Que formeraient ses nuages soutient les rêveries.

 

Nous sommes ainsi faits, qu’enfermés  dans nos vies,

Chacun va  s’effacer dans un simple courant,

Marcher dans des  couloirs de prisons sans envies,

Où les geôles s’éteignent  sur un sol endurant.

 la palestine

Nous croyons nos malheurs plus grands par ignorance

De ceux qui ne se plaignent, de  peur de trop haïr

Le sort qui les harcèle, et sentir  plus atroce

D’exister sans futur,  que de devoir périr? 

 

C’est bien là que s’achève l’ascension religieuse

Qui t’as portée, fidèle, dans la joie retrouvée,

Au point si culminant de la semaine heureuse

Fleurie durant le jour, et, de  nuit, abreuvée.

 

C’est le symbole éteint de cette odeur sacrée

Qui marque dans Al-Qods l’autre moment heureux

Où le Prophète a su, dans la maison carrée,

Discerner dans la ville son cri sourd douloureux.

 

Ceux qui n’entendent rien de ce centre du monde,

Ecoutent leurs démons qui s’éparpillent en ronde

 

Anonyme,

France, le 19 septembre 2009

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