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  • 21/9/2009
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Le premier empire universel

l’empire achéménide

   Au plus fort de sa splendeur, l’empire Achéménide s’étendait de la mer Egée à l’Indus et réunissait plus de vingt peuples. Son organisation bénéficia de l’expérience des peuples et des régions conquis, comme l’Assyrie ou la Babylonie. Divisé en une vingtaine de provinces, l’empire était traverse par des routes royales et veine de routes secondaires, soigneusement entretenues et gardées. Elles étaient ponctuées de relais, de magasins et d’hôtelleries, qui permettaient des déplacements rapides et sûrs.

Berceau des Perses, qui se considéraient comme supérieurs aux autres peuples, la province du Fãrs et la Médie demeurèrent toujours le cœur de l’empire. Les postes importants de l’administration furent généralement donnes à des Perses, et la royauté demeura aux mains de la famille Achéménide, au sein de laquelle les mariages entre parents étaient fréquents.

   La cour du grand roi constituait le modèle symbolique et esthétique des cours des satrapes. L’économie était aux mains du pouvoir royal et de son administration et les impôts prélevés dans chaque satrapie étaient concentres dans les trésoreries royales des villes perses. Pilier de la Perse et de son unité jusqu’à nos jours, l’administration utilisait la langue araméenne et apparaît rigoureuse et précise, sinon pointilleuse. L’armée était constituée des peuples de l’empire, et la noblesse perse fournissait une cavalerie d’une puissance unique et redoutable. Le roi disposait de dix mille gardes surnommés «les Immortels», car un guerrier disparu était immédiatement remplace, en sorte que leur nombre restait toujours dix mille.

lanciers perses et mèdes
Sur chaque province, régnait un satrape qui possédait des troupes pour assurer la paix et la sécurité et qui devait rendre compte de ses actions au roi des rois.

   Les Achéménides eurent l’intelligence de laisser chaque région pratiquer sa religion, parler sa langue, suivre ses coutumes, même si les peuples conquis n’avaient d’autre choix que de se soumettre et de verser un tribut. Le Mazdéisme et la langue perse ne turent jamais imposes à l’extérieur de la Perse. Cette politique habile fut une raison de la longévité de l‘empire, mais aussi son talon d’Achille: l’unité était seulement garantie par le roi, et les provinces étaient sans cesse tentées par des velléités d’indépendance.

Source: RINGGENBERG. Patrick, Guide culturel de l’Iran, éd. Rowzaneh, Téhéran, 2005, PP.41-42.

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