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Confidences avec et sur l’historien Robert Faurisson (8)

En confidence VI

Entretien avec «L’Inconnue» par Robert FAURISSON 28 décembre 2007 (suite)

XXX: Eh bien, nous tenons là la matière d’un film apocalyptique! Votre engagement dans cette controverse sur la Seconde Guerre mondiale n’est-il pas l’aboutissement inéluctable de votre amour passionné de l’épopée, le genre qui peut englober tous les autres, et qui renaît de chaque guerre? Paradoxalement, cette forme d’amour de la littérature ne vous a-t-il pas conduit à renoncer aux belles-lettres pour partir au combat du révisionnisme historique, laissant derrière vous tout ce que vous aimiez, comme le simple soldat qui obéit parce qu’il a reçu son ordre de mobilisation? N’y a-t-il pas là comme un prolongement de l’éthique des poètes? Cela commence par le refus de transiger dans la recherche du mot juste car ce mot-là est nécessaire à l’expression d’un sentiment qui, lui-même, sonnera juste.  

RF: Sur le premier point, j’ai envie de vous dire: «Subtil et bien vu!» et sur le second: «Erreur!». Vous avez noté qu’en matière de belles-lettres, mon goût de la justesse et ma détestation du faux-semblant avaient toute chance de me conduire aussi, en histoire, à la recherche de l’exactitude et à la dénonciation du mensonge ou de la calomnie. Mais vous faites erreur si vous vous imaginez qu’en me voyant épris, comme vous le dites, à la fois de justesse et de justice, les spectateurs manifesteront unanimement leur approbation. C’est l’artiste et lui seul qui pourrait provoquer cette unanimité parce qu’il a le privilège de s’adresser aux cœurs, aux sensibilités et à la part obscure de chacun de ceux qui voient ou entendent ses œuvres.

le lycée henry iv à paris

   Errer sur le sens d’un texte littéraire ne tirera peut-être pas trop à conséquence mais se tromper ou tromper son monde sur le sens d’un document, d’un aveu, d’une confession, d’un témoignage, d’une photographie qui vont être invoqués pour pendre un homme ou calomnier toute une nation est une tout autre affaire.

A un moment de ma vie, j’ai donc tiré un trait sur le plaisir que j’éprouvais à scruter des textes littéraires et j’ai pensé qu’il était de mon devoir de parer au plus pressé: sauver de la corde ou du déshonneur mes anciens ennemis. «Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle»: c’est ce qu’on m’apprenait à l’école et c’était de Lamartine qui, pas mal crédule, ajoutait: «S’il n’a l’âme et le cœur et la voix de Néron» (or, vous le savez, rien ne prouve que Néron ait incendié Rome ou qu’il ait pris sa lyre et chanté pendant que brûlait Rome).
rome brûle

XXX: «Sauver de la corde ou du déshonneur mes anciens ennemis» peut paraître un projet d’extra-terrestre, sur le terrain des enjeux politiques actuels… Mais d’un autre côté, vous avez démoli sans aucune charité vos ennemis du présent: ceux que vous appelez «les juifs»; vous ne leur passez rien et c’est vous qui avez fait leur procès rédhibitoire! Je continue à chercher la grille de lecture qui convient pour mettre dans une perspective cohérente tout le roman que vous nous livrez là. Je dis bien «roman», parce que vous avez construit un héros et des aventures, à partir de la rubrique «faits divers» des journaux et du peu qu’on dit de vous par-ci par-là, sur le mode de l’extravagance; je dis bien «roman», c’est-à-dire un récit attirant parce que s’y reconnaissent l’acuité de l’observation, ce côté «miroir promené le long de notre chemin»; nos défenses critiques s’effacent comme sous l’effet d’une hypnose, nous nous absorbons dans une sorte de cinquième dimension, à laquelle nous nous mettons à croire mais sans, pour autant, la confondre avec la réalité où nous vivons. Seriez-vous par hasard un écrivain du XIX e siècle?  

RF: Commençons par définir ma position sur les juifs. A la fin d’un long entretien qui a eu lieu le 13 décembre 2006 à Téhéran, la question m’a été posée. On m’a demandé si j’étais antisémite. Ma réponse a été:

  Vous voulez dire antijuif. Non, je ne me considère pas comme antijuif car je ne souhaite aucun mal aux juifs. Je ne veux pas qu’on touche à un seul cheveu de leurs têtes, ne serait-ce que pour ne pas avoir à les entendre redoubler leurs cris. Ce que je veux, en revanche, c’est qu’ils ne me fassent pas de mal, à moi; ni aux autres. Je veux que cesse l’assourdissant tamtam de leur propagande holocaustique derrière lequel trop souvent se discerne le roulement de leurs tambours de guerre. Il n’y a pas plus gémissant et belliciste que cette nomenclature juive, sioniste et néo-con, qui ne cesse de réclamer censure, répression, guerre et croisade au nom de «l’Holocauste».

les attaques de l’irgoun en palestine occupée

  Mais cette réponse, qui date d’il y a un an, est insuffisante. D’abord entendons-nous sur ce que j’appelle «les juifs». J’entends essentiellement par là ceux qui, à la tête d’organisations ou d’associations ad hoc, défendent ou prétendent défendre les intérêts juifs, puis toutes ces notabilités juives du monde bancaire, politique, industriel, commercial, éditorial, artistique et médiatique qui occupent une place considérable dans leurs différentes sphères d’activité aussi bien en France qu’à l’étranger. Ils détiennent de tels privilèges que je les appelle «nos nouveaux aristos», des aristos dépourvus de noblesse, des sortes de nouveaux riches si arrogants, si menaçants, si gémissants qu’il se trouve aussi de leurs coreligionnaires pour dénoncer, avec raison, leur nocivité. Je refuse de me soumettre à leur loi et je veux pouvoir, dans mon pays et dans le reste du monde, parler des «juifs» aussi librement qu’on peut parler des «Allemands».

l’armée de l’entité sioniste

   Vous m’adressez le reproche suivant: «Vous avez démoli sans aucune charité vos ennemis du présent: ceux que vous appelez ’les juifs’; vous ne leur passez rien et c’est vous qui avez fait leur procès rédhibitoire!» Je note le point d’exclamation final et je supposerai qu’ici «rédhibitoire» veut dire: implacable et sans appel possible. Vous avez peut-être raison car, si l’on compare mes écrits à ceux de bien d’autres révisionnistes, mes propos sont sévères. On se trouve là, je pense, devant une question de caractère individuel et de comportement personnel. J’ai toujours été sévère – avec une tendance à l’inflexibilité – et, je vous le répète, à la différence de la plupart des gens qu’il m’a été donné de rencontrer en France ou à l’étranger, dans les hautes comme dans les basses sphères, je ne suis pas timide. J’ai même tendance à la hardiesse dans les situations difficiles où il me faut affronter les puissants. Allez savoir pourquoi, les détenteurs de pouvoirs, en quelque domaine que ce soit, me mettent assez facilement en verve ou bien me donnent envie de les rappeler, non sans quelque provocation, à plus de modestie. La puissance du lobby juif est intimidante, agressive, dangereuse pour la paix du monde. Son arrogance est si voyante qu’elle en est comique. Comment pourrait-on résister à l’envie de s’en moquer? Bref, pour ce qui est de (…) ces nouveaux aristos tout gonflés de leurs privilèges, je préconiserais à leur endroit l’attitude, classique, du moraliste ou du satiriste, laquelle consiste à châtier les mœurs, mais seulement par la plume et quelquefois en riant. Pourquoi nous refuse-t-on le droit d’adopter une telle attitude et un tel langage?

le moraliste français la rochefoucault

   Ferais-je du roman ou peut-être même du cinéma? Est-ce là ce que vous insinuez? J’ai envie de protester de ma complète bonne foi et de vous dire que mon existence a pris une tournure que je ne souhaitais pas. Ce sont les puissants qui ont décidé de ce qu’allait être ma vie: une existence fort peu enviable parce que j’ai eu l’audace de leur tenir tête. Mais vous êtes fine mouche, et qui pique juste. Vous êtes donc consciente qu’on peut commencer par être sincère et puis se prendre au jeu et jouer la comédie. On l’a dit, l’homme qui est sincèrement en colère est toujours sur le point de faire semblant d’être en colère et l’expression elle-même de « se mettre en colère» est parlante: on se prend tel qu’on est et puis on «se met» en colère comme on se met en scène pour finalement jouer un personnage. Il n’est pas exclu qu’à l’occasion j’aie ainsi pris la posture de l’homme révolté. Mais chez moi, cela n’a, je pense, jamais beaucoup duré. D’une part, je n’aime pas les postures, surtout quand elles sont faciles et avantageuses, et, d’autre part, les épreuves que j’ai eu à traverser ne m’ont pas laissé le loisir de garder la pose.

   Je ne me perçois pas en homme du XIX e siècle. Si admirable soit-il, le langage de Lamartine, de Balzac, de Flaubert ou de Zola sent aujourd’hui le musée. Même lorsqu’elle évoque le monde des humbles, la littérature de ces temps lointains a des relents de mœurs bourgeoises et d’intérieur bourgeois. Avec elle on n’est jamais bien loin des atours, de la parure, de la toilette, du corset, du mobilier sous la housse, des volets mi-clos et du clavecin ou du piano de salon. D’une manière générale, je n’éprouve de franche nostalgie pour aucune époque du passé. Je m’accommode du présent, et c’est tout. (…)

Encore chaque année, tout le personnel politique français se précipite au dîner du CRIF pour s’y voir distribuer semonces et consignes, bons et mauvais points. Les médias nous enivrent chaque jour, chaque nuit, du récit des étourdissantes vertus du peuple élu et du rappel de ses atroces souffrances. Les juifs constituent la seule communauté qui ait obtenu l’institution d’une loi spéciale pour protéger sa version d’un pan de sa propre histoire. Depuis 1990, la Shoah et la «mémoire juive» sont officiellement «off limits», intouchables, sacro-saintes.

   Sans une telle imposture, jamais la conquête de la Palestine n’aurait été concevable. Sans elle, pas de politique raciste, colonialiste et conquérante. Pas de colonies indéfiniment extensibles. Pas de mur tellement plus monstrueux que celui qu’on a appelé «le mur de Berlin». Pas de milliards venus à flots de partout: d’abord d’Allemagne, véritable vache à traire, mais aussi de toute une série de pays européens, des Etats-Unis, des banques suisses, des compagnies d’assurances. Pas de musées de «l’Holocauste», avec, à la clé, de juteuses escroqueries, des chantages sans fin; pas de guerres ou de menaces de guerre sous le prétexte d’empêcher de nouveaux «holocaustes», pas de chasses ouvertes aux «nazis», de livres saisis et brûlés, de révisionnistes jetés en prison dans des conditions abominables, dignes de Guant?namo; pour ne prendre que son exemple, mon ami Ernst Zündel, qui va de prison en prison au Canada, aux Etats-Unis et en Allemagne, a été détenu, près de deux années durant, dans un cachot à Toronto, par la grâce du juge Pierre Blais;

le négationniste ernst zundel emprisonné au canada

   privé de table, de chaise et même d’oreiller, il a été soumis à la faim, au froid, aux fouilles anales répétées et à la bave de chiens surexcités. Pour atteindre un tel résultat, les lobbies n’ont eu nul besoin de je ne sais quel complot. Ils ont simplement exercé l’implacable loi du plus fort, du plus riche, du plus influent, du plus inhumain. Ils n’ont, sur le plan officiel ou institutionnel, rencontré aucune opposition dans le monde occidental. Au contraire, nos belles consciences, nos professionnels des droits de l’homme ont fait chorus. Tout récemment, le révisionniste Vincent Reynouard, père de sept enfants, autrefois chassé de l’enseignement où il était adoré de ses élèves, réduit au chômage et vivant à l’étranger dans les conditions les plus précaires s’est vu condamner par le tribunal de Saverne à un an de prison ferme , à 10 000 euros d’amende et à 3 300 euros de dommages-intérêts; ajoutons que le président du tribunal lui avait refusé le droit de présenter sa défense sur le fond.

l’enseignant vincent reynouard

   L’association «Liberté pour l’histoire» (Pierre Nora, Françoise Chandernagor, Grégoire Kauffmann) a été alertée du cas. Or elle n’a pas élevé la moindre protestation. Elle affecte de combattre toutes les lois mémorielles à commencer par la loi antirévisionniste qui protège la Shoah de toute contestation  mais, en réalité, – un document vient de nous le révéler, – «Liberté pour l’histoire» recommande à ses membres de prendre la défense de la loi Fabius-Gayssot et d’empêcher le vote d’autres lois mémorielles (en faveur des Arméniens, des noirs, des Vendéens,…); autrement dit, sous couvert de défense générale des droits de l’homme, nos pharisiens défendent en réalité un privilège strictement juif.

l’association liberté pour l’histoire

Sources:

Plumenclume.net 

Theses.enc.sorbonne.fr/document115.html

Fr.wikipedia.org

Mescladis.com

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