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  • 12/4/2010
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Thaïlande: la crise politique perdure

les chemises rouges thaïlandaises ont défilé à bangkok avec les cercueils de victimes des violences de samedi

Après un week-end de violences, le calme est revenu lundi 12 avril à Bangkok. Symboliquement, les chemises rouges ont défilé dans les rues de la capitale avec les cercueils de deux des civils tués samedi soir recouverts du drapeau national.

    La polémique prend de l’ampleur dans le pays pour déterminer les responsabilités respectives des manifestants et des forces de l’ordre après les affrontements de samedi soir, les plus graves en Thaïlande depuis 1992, qui ont fait 21 morts dont 17 civils et quatre soldats et plus de 860 blessés. Le premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a affirmé dans un message à la télévision que des "terroristes" s’étaient mêlés aux manifestants lors des affrontements avec les militaires ce week-end, pour tenter de déstabiliser le pays.

Les chemises rouges du Front uni pour la démocratie et contre la dictature (UDD) accusent le premier ministre d’avoir utilisé une force disproportionnée pour mettre fin à l’occupation, pacifique, de la vieille ville. Des témoins indiquent pourtant avoir vu les manifestants faire usage d’armes à feu.

Inquiétude pour l’économie

   Le dialogue politique semble au point mort. Les leaders "rouges" ont de nouveau rejeté toute négociation avec le pouvoir tant qu’Abhisit ne démissionnait pas et ne quittait pas le pays. Un porte-parole du gouvernement a indiqué pour sa part qu’il n’y aurait "pas de dissolution".

Panitan Wattanayagorn a démenti des informations de la presse thaïlandaise faisant état de débats au sein de la coalition majoritaire pour organiser un scrutin anticipé en octobre. "Il n’est pas question d’élections en octobre pour l’instant. Je n’ai vu aucune proposition en ce sens des partis de la coalition", a précisé Panitan.

   A l’image de la Chine lundi, plusieurs pays ont exprimé leur "inquiétude" quant à la situation dans le royaume, jadis considéré comme un îlot de stabilité dans la région et désormais incapable de mettre fin à des crises politiques à répétition. Les responsables économiques du pays s’inquiètent par ailleurs pour son image à l’étranger. Quelque 6 % du PIB provient de l’industrie du tourisme, qui devrait souffrir des images de guérilla urbaine qui ont fait le tour du monde. La Bourse thaïlandaise chutait de 5,2 % lundi à la mi-journée.

Source: Lemonde.fr

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