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  • 10/5/2010
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Regain de tension en Thaïlande après la mort de deux policiers

des militaires thaïlandais nettoient les taches de sang sur le lieu de l’attentat à la grenade, à bangkok, le 8 mai 2010.

   Deux policiers thaïlandais ont été tués par l’explosion de grenades et par des tirs lors de nouvelles attaques près du site qu’occupent les manifestants antigouvernementaux à Bangkok. La fusillade et les explosions se sont produites après minuit dans le quartier de Silom Road placé sous la surveillance de l’armée.

Ce quartier qui abrite des hôtels et des bars fréquentés par les touristes se trouve à proximité de l’entrée de la zone où sont retranchés les manifestants anti-gouvernementaux.

   Les "chemises rouges" se sont empressées de démentir toute implication dans ces violences, tout en assurant qu’elles n’affecteraient pas les négociations en cours. "Les chemises rouges prônent toujours la non-violence et nous n’avons rien à voir avec ces incidents", a lancé devant ses partisans Weng Tojirakarn, un des cadres de l’opposition. "Cela démontre que personne n’a intérêt à ce que les forces de l’ordre restent stationnées à Silom", a-t-il ajouté en demandant au premier ministre Abhisit Vejjajiva de lever l’état d’urgence et d’ordonner le retrait des troupes. Deux mois de manifestations et plusieurs éruptions de violence portent désormais à 29 le bilan des morts alors qu’un millier de personnes ont été blessées.

Cette nouvelle éruption de violence survient alors que semblait se profiler une sortie de crise. La feuille de route pour la réconciliation proposée par Abhisit Vejjajiva, comprenant des législatives anticipées le 14 novembre, avait reçu mardi un accueil positif des "chemises rouges".

   Le premier ministre avait promis jeudi de dissoudre la chambre basse du Parlement dans la deuxième quinzaine de septembre, ouvrant la voie à des élections anticipées dans l’espoir de vaincre la méfiance de manifestants. Mais les différentes parties tentent toujours de surmonter leurs divergences sur la date de la dissolution du parlement, avant la tenue du scrutin législatif.

Compliquant encore un peu plus la situation, les ennemis jurés des "rouges", les "chemises jaunes" royalistes théoriquement favorables à Abhisit, ont dénoncé sa faiblesse et exigé qu’il annule les élections anticipées.

Source: Lemonde.fr

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