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Rahi Moayeri

rahi moayeri

Article d’Amir Sedãghat publié dans la Revue de Téhéran en juillet 2006.

   Poète contemporain, Rahi Moayeri nous a légué un ensemble raffiné d’odes et de sonnets, regroupé dans le recueil intitulé L’ombre de la vie. Musicien habile et talentueux.

Biographie

   Né en 1909 à Téhéran, de parents nobles  Mohammad Hassan Moayeri, qui plus tard adopta le pseudonyme de Rahi, commença à composer des poèmes dès l’âge de treize ans. Il fit également preuve d’un talent particulier pour la peinture et la musique.

Au terme de ses études, il devint fonctionnaire, mais la littérature persane resta sa principale occupation. Ses poèmes furent publiés dans divers magazines littéraires, et il s’associa à la plupart des cénacles artistiques et littéraires de son temps.

   En 1965, son recueil L’ombre de la vie fut enfin publié, qui regroupait l’essentiel de ses odes et sonnets lyriques. Bon nombre de ses poèmes passèrent à la postérité sous forme de chansons, dont "man az rooze azal " (Moi de toute éternité), "Be kenaram benchine" (Viens près de moi), "Tanha mandam" (Seul je suis laissé), interprétées par Banan et Delkache et par d’autres chanteurs célèbres. Il décéda en Novembre 1968, à l’âge de soixante ans.

Une poésie touchante

Le génie de Rahi réside dans son aptitude à émouvoir le lecteur/auditeur: un lyrisme purifié, un mysticisme fascinant, la création d’images, de métaphores originales; le tout contribuant à créer un langage poétique vigoureux dans la lignée d’un Saadi dont il fut un grand admirateur.

   D’autres grands hommes de la littérature persane comme Hãfiz, Khayyãm ont sans conteste influencé le style de Rahi qui jusqu’au bout est resté fidèle au mètre et à la versification classique. Cependant, malgré son penchant prononcé pour la poésie classique, il n’a jamais hésité à inscrire ses textes dans le présent de ses lecteurs, en recourant pour ce faire, à un large éventail de thèmes modernes; entres autres, les thèmes de l’amour terrestre, de la jeunesse ratée, de l’instabilité du temps, de l’injustice de la vie, de la béatitude et de la satisfaction stoïques.

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