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  • 11/7/2010
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Hussayn Mãher (1)

hussayn maher

   Il est né à Abãdãn en 1957. Son père travaillait à la Compagnie Nationale de Pétrole d’Iran. Il a quitté le sud quand sa famille s’est installée à Téhéran, au début des années 1960. Il a commencé à dessiner quand il était adolescent. Son premier professeur de dessin était Shahãb Moussavi Zãdeh. A l’époque où il était lycéen, il prenait des cours de temps en temps avec lui. A partir de l’année précédant du bac, il a commencé à dessiner de manière continue et assidue pour se préparer à l’entrée aux beaux arts. Il est entré à la faculté des arts décoratifs de Téhéran en 1975, et il a continué à prendre des cours avec Shahãb Moussavi Zãdeh pendant les années où il était étudiant, c’est-à-dire jusqu’en 1979.

   Il a commencé à enseigner dans cette même faculté tout de suite après avoir obtenu son diplôme, jusqu’à la révolution culturelle de 1980, car son mémoire de fin d’étude avait été apprécié par ses professeurs. Il est ensuite parti au Khouzestãn pour faire son service militaire.

 En 1983, il est parti en France avec son épouse pour poursuivre ses études. Il est revenu en Iran en 1985, car il a estimé qu’il avait trouvé ce qu’il y cherchait grâce au travail qu’il y avait fait pendant ces deux ans.

   Il n’avait pas l’intention de devenir un peintre pour les occidentaux; il avait besoin de revenir en Iran et de se mettre à peindre ici. Il a fait des voyages en Europe, aux Etats-Unis et au Canada, mais cela a toujours été à l’occasion d’expositions de ses tableaux. A son retour en Iran, il s’est donc mis sérieusement au travail. Sa première exposition individuelle fut dans la Galerie Seyhoun en 1987, et depuis, il a fait des expositions assez régulièrement. Il enseigne également la peinture.

   Il est retourné au Khouzestãn entre 1980 et 1982, lors de son service militaire, qu’il a effectué presque au front, puisque nous étions à l’époque en guerre avec l’Irak. Il est très peu venu à Téhéran pendant ces deux années, car il avait fait beaucoup d’efforts pour s’intégrer au contexte du service militaire et de la guerre. En revenant à Téhéran, il devait refaire cet effort de réadaptation et c’était difficile pour lui. Il allait donc au bord du Golfe persique pendant ses congés, dans les lieux où il avait vécu pendant son enfance; Il dessinait des esquisses. Il est devenu un bon portraitiste au cours de son service militaire: il avait toujours un cahier et il dessinait quand il n’avait rien de particulier à faire, c’est-à-dire la plupart du temps.

Lorsqu’il est revenu de son séjour en France, il a à nouveau fait régulièrement des voyages au bord du Golfe persique, de Boushehr à Gavãter, près de Chãbahãr. C’étaient des voyages en solitaire qui duraient un à deux mois. Il y allait pour dessiner des esquisses, il revenait ensuite dans son atelier à Téhéran et il commençait à peindre. Il a donc beaucoup voyagé durant cette période de sa vie. Les voyages qu’il a faits à l’intérieur de l’Iran ont beaucoup appris à lui; il a eu ainsi l’occasion de rencontrer des gens que l’on ne croise pas à Téhéran et d’observer leurs comportements.

    Les poissons dans ses tableaux sont donc une évocation des lieux situés au bord du Golfe persique. Le poisson est pour lui une évocation de l’eau, qui symbolise la vie. C’est surtout le sens mythique de l’eau. Cet intérêt a commencé au cours de son service militaire, quand il a rencontré les Sabéens qui vivent en communauté au bord du fleuve Kãroun. Les Sabéens sont des adeptes de Jean-Baptiste, d’où l’importance de l’eau et du baptême pour eux. Ce sont des joailliers; ils fabriquent des objets en or et surtout en argent. La plupart de l’argenterie d’Ahvãz est fabriquée par eux. Une cérémonie de baptême a lieu tous les douze ans au bord du Gange. Il avait décidé de commencer son voyage trois mois plus tôt pour connaître l’ambiance et le contexte de l’Inde avant d’assister à cette cérémonie. Il est parti seul, avec juste un sac à dos, à l’aventure. Il est allé dans des villages, Il a visité les musées et quelques facultés de beaux arts dans les villes, mais il a été obligé de rentrer à Téhéran au bout de deux mois. Il n’a donc pas assisté à la cérémonie de baptême, mais ce voyage a quand même porté ses fruits, parce qu’il a donné une cohérence à ses idées et l’a permis de conclure sa période des tableaux du sud de l’Iran.

Source: Teheran.ir

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