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  • 22/8/2010
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Près de 140 Roms devraient quitter Paris vendredi

près de 140 roms devraient quitter paris

   Vendredi, 139 Roms devront quitter Paris pour la Roumanie ou la Bulgarie «sur une base dite de retour volontaire». Deux vols réguliers sont déjà partis jeudi de France pour ramener en Roumanie 86 Roms. Un premier groupe de 25 personnes partis de Paris sont arrivés à Bucarest en tout début d’après-midi jeudi.

Un deuxième groupe de 61 personnes - d’après les chiffres donnés par la préfecture de l’Isère - en partance de Lyon est arrivé dans un autre aéroport de la capitale roumaine dans l’après-midi. A l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, un cordon de police et des barrières de sécurité interdisaient au public l’accès au terminal avant le départ de l’avion.

   L’opération de jeudi était la première de ce type depuis le durcissement de la politique française à l’égard de la minorité Roms. «Le 26 août, ce sont 160 (Roms qui quitteront le territoire français) à partir de Paris et à partir de Lyon», a ajouté le ministre français de l’Immigration, Eric Besson, lors d’un déplacement à Washington.

10.000 Roms renvoyés en 2009

   Le gouvernement français assure que chacune des personnes éloignées a fait l’objet d’un examen individuel quant aux conditions de son séjour en France. Le ministère roumain de l’Intérieur a expliqué qu’à leur arrivée, ces citoyens rapatriés volontairement seront contactés par les autorités responsables dans le domaine de la réinsertion sociale (mairie, agence pour l’emploi etc...).

D’ici la fin du mois, Paris envisage le retour de 850 Roms après le démantèlement d’une cinquantaine de camps. Depuis le début de l’année 2010, 24 rapatriements de ce type ont déjà eu lieu. L’an dernier, quelque 10.000 Roms avaient été reconduits en Roumanie et en Bulgarie, selon les chiffres donnés par le ministère français de l’Immigration.

   Les personnes renvoyées peuvent néanmoins revenir, au nom de la libre circulation des individus dans l’Union européenne. Les ressortissants roumains et bulgares peuvent en effet rester en France durant trois mois sans avoir à justifier d’une activité. Au-delà, ils doivent avoir un emploi, suivre des études ou justifier de ressources suffisantes, et avoir une assurance maladie. Ils ne peuvent être expulsés avant trois mois qu’en cas de trouble à l’ordre public ou «charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale». Eric Besson a assuré jeudi à Washington que le gouvernement allait «adapter la législation pour lutter contre l’abus de droit au court séjour», afin d’empêcher le retour vers la France des Roms expulsés.

Mercredi, la Commission européenne a indiqué qu’elle suivait ces procédures de très près, rappelant à la France qu’elle devait respecter les règles concernant la liberté de circulation des citoyens européens. Des règles que Paris assure respecter pleinement. Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux recevra la semaine prochaine deux membres du gouvernement roumain, le secrétaire d’Etat à l’Ordre public et celui à la Réinsertion des Roms, pour discuter de la situation des Roms.

Source: Lefigaro.fr

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