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  • 15/9/2010
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Une autre naissance

mer

Tout mon être est un verset noir

Qui t’emportera

Multiplié en lui-même

A l’aube des éclosions et des croissances éternelles

 Dans ce verset, je t’ai soupiré… ah

Dans ce verset, je t’ai greffé à l’arbre, à l’eau, au feu

 La vie est peut-être

Une longue rue

Traversée tous les jours par une femme et son panier

La vie est peut-être

Une corde

Avec laquelle un homme se pend à un arbre

 La vie est peut-être

Un écolier

Qui rentre de l’école

La vie est peut-être

Allumer une cigarette

L’espace narcotique entre deux étreintes

Ou bien peut-être

Le regard absent d’un passant

Qui soulève son chapeau,

Pour saluer un autre avec un sourire insignifiant

Et lui dit: "bonjour"

La vie est peut-être

Cet instant clos

Où mon regard se ruine dans la pupille de tes yeux

Et là, je perçois une sensation

Que j’irai mêler à ma compréhension de la lune

A ma perception des ténèbres

Dans une chambre aussi grande que la solitude

Mon cœur

Aussi grand que l’amour

Contemple les prétextes simples de son bonheur

Contemple le beau pourrissement des fleurs dans le vase

Contemple le jeune arbre que tu as planté dans notre jardin

Et le chant des canaris

Qui chantent à la mesure d’une fenêtre

Hélas…

C’est mon lot

C’est mon lot

Mon lot

C’est un ciel dont je suis dépossédé par un rideau qui tombe

Mon lot

C’est descendre d’un escalier abandonné

Et rejoindre une chose dans la nostalgie et la pourriture

Mon lot

C’est une triste promenade dans le jardin des souvenirs

Et mourir dans le chagrin d’une voix qui me dit:

"J’aime tes mains"

 Dans le jardin

Je planterai mes mains

Je verdirai, je le sais, je le sais, je le sais

Et les hirondelles pondront

Dans le creux de mes doigts tachés d’encre

A mes oreilles je ferai pendre

Une paire de cerises rouges et jumelles

Et sur mes ongles je collerai

Des pétales de dahlias

 Il existe une ruelle

Où les garçons qui m’aimaient

Avec les mêmes cheveux emmêlés

Les mêmes nuques longilignes

Et les mêmes jambes osseuses

Se remémorent encore les sourires innocents

De cette fillette qu’une nuit le vent emporta

Il existe une ruelle

Que mon cœur a volée

Aux quartiers de mon enfance

 Le voyage d’une forme de la ligne du temps

Et engrosser d’une forme sèche du temps

La forme d’une image consciente

Qui rentre du festin d’un miroir

 Et c’est ainsi

Que l’un meurt

Et que l’autre demeure

 Nul pêcheur ne trouvera de perles

Dans un ruisseau qui coule vers un fossé

Moi

Je connais une petite fée triste

Qui habite un océan

Et qui joue son cœur

Dans une flûte magique

Lentement, lentement

Une triste petite fée

Qui la nuit meurt d’un baiser

Et qu’un autre baiser fait renaître au matin.

Traduit par Massoud Ghãrdãshpour

Source: Teheran.ir

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