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  • 31/10/2010
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Trop près pour que tu me voies

printemps

Tout près,

j’habite

encore plus près

trop près pour que tu me voies

si tu évites les orages,

si tu évites les fossés

noyés d’orties après la pluie,

les branches basses alourdies, jusqu’au sol où les chevilles

- trop hardies

s’entortillent,

les mares pleines de crapauds qu’on s’attarde à écouter,

j’habite

ici,

tout près d’ici

écarte toi, tu me verras

assise dans ce même endroit baigné de lune et de soleil

trop proche pour que tu me voies

Sylvie M. Miller

Source: Teheran.ir

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