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La poésie lyrique persane (1)

shirin

   Chez les Grecs, un poème lyrique était un poème court chanté et accompagné par la lyre. Le lyrisme se rattache donc à la "lyre", instrument de musique utilisé pour accompagner le poète et souvent associé à la création poétique; d’où cette appellation du "lyrique" (du grec lura = lyre, lyre en français et en anglais, ghanã en persan). En général, il s’agit de poèmes où le poète exprime ses sentiments personnels.

Dans la littérature française, on peut caractériser le lyrisme moderne en disant qu’il est une poésie du chant et surtout une poésie de l’émotion. La poésie lyrique persane a presque les mêmes caractéristiques que la poésie lyrique française.

   Le poète persan y évoque ses vœux, échecs, souffrances, confidences et supplications amoureuses. Il y exprime ses sentiments sur sa bien-aimée, sa famille, sa patrie, ses amis, Dieu, la nature, les animaux même.

   Généralement, dans la plupart des régions du monde, les poèmes exprimant des sentiments amoureux se chantaient et étaient accompagnés musicalement par les troubadours en Europe, les ashigh en Iran, les villageois et les bergers.

Dans la littérature persane, le lyrisme se traduit par "ghanãyi", mot d’origine arabe, étant donné que ces derniers utilisaient ce mot pour les poèmes abordant le thème de l’amour ou qui se lisaient dans certaines fêtes; cependant, son équivalent persan pourrait être le ghazal.

   Il faut préciser que dans la littérature française, le poème lyrique se dit d’un poème court où le poète n’exprime que ses sentiments personnels. Par conséquent, l’élégie fait partie de la littérature lyrique. Dans la poésie lyrique française, seul le poète, le je, s’exprime dans un temps qui est toujours le présent alors que dans la poésie lyrique persane, le je peux faire référence au poète lui-même ou bien à toute autre personne. Malgré ce qui apparaît au premier regard, il arrive que le poète n’y révèle pas son moi profond. Il ne faut donc pas confondre le personnage du poème lyrique avec le poète lui-même.

La littérature lyrique persane comprend l’élégie, l’invocation, la plainte ainsi que les textes à tonalité mystique et se compose dans les formes masnavi, robãi, dobeiti, ghasideh et ghazal, cette dernière étant la forme la plus importante et la plus fréquente. Le ghazal fait en général intervenir deux personnages, la bien-aimée et l’amoureux. En général, la poésie lyrique est avant tout définie comme une poésie des sentiments et de l’amour.

Sources:

 Arjang, Gholãmrézã, La langue et la littérature persanes, Téhéran, Ghatreh, 1385 (2004).

 Shamisa, Sirous, Les Genres littéraires, Téhéran, Ferdows, 1383 (2004).

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