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  • 2/7/2011
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Jundab Ibn Junadah avant la découverte de l’Islam (1)

islam

   Abû Tharr était un des compagnons du Prophète de l’Islam (P) connu pour son amour de la liberté et son bon caractère, et selon le Saint Prophète, il faisait partie de ceux que le Ciel et ses Habitants désiraient ardemment.

Abû Tharr disait lui-même: «Mon vrai nom est Jundab Ibn Junadah, mais après ma conversion à l’Islam, le Saint Prophète m’a donné le nom de "`Abdullãh", et c’est le nom que j’aime le plus». Abû Tharr était donc sa "kuniyah" (surnom) tiré du nom de son fils aîné Tharr.

   Les historiens s’accordent pour affirmer qu’Abû Tharr était le fils d’Ibn Qays Çaghîr Ibn Hazm Ibn Ghifãr et que sa mère s’appelait Ramlah Bint (fille de) Waqî`ah Ghifâriyah. Il était arabe et appartenait à la tribu Ghifãr.

`Abdullãh Al-Subaytî écrit: «Lorsque nous étudions la biographie d’Abû Tharr, nous constatons qu’il était la lumière personnifiée et l’incarnation des qualités d’un grand homme. Il avait la rare distinction d’être doué d’une intelligence remarquable, d’une faculté de perception exceptionnelle, d’une sagacité notable et d’un esprit vif».

   Selon l’Imam Ja`far Al-Sãdiq: «Il était toujours plongé dans la pensée, et ses prières étaient fondées sur ses réflexions sur Allãh» (Çahîh Muslim).

   Dans son livre "Al-Ichtirãkî Al-Zãhid" (Le socialiste ascète), le célèbre écrivain égyptien, `Abdul Hamîd Jawdat-us-Sahar écrit: «Lors d’une période de grande famine, les chefs de la tribu de Ghifãr se réunirent pour concerter et réfléchir au moyen de faire face à la terrible situation, due à la longue absence de pluie et dans laquelle les bêtes étaient devenues décharnées et maigres, et les provisions et les stocks épuisés. Dans cette réunion, on se demandait: "Pourquoi notre dieu (l’Idole Manãt) s’est-il fâché contre nous, alors que nous avons prié pour la descente de la pluie, sacrifié des chameaux en offrande et fait tout notre possible pour gagner sa faveur? La saison de pluie arrive à son terme. Pourtant il n’y a pas trace d’un nuage dans le ciel. Il n’y a eu ni tonnerre ni averse ces temps-ci, ni même une goutte de pluie ou une bruine! Que faut-il penser? Sommes-nous devenus si pervers pour mériter la colère de dieu? Pourquoi se sent-il si en colère contre nous, alors que nous avons offert tant de sacrifices pour lui faire plaisir?"

»Les gens se mirent à réfléchir sur le sujet et à échanger leurs vues. Ils pensèrent: "L’homme ne peut rien contre la volonté du ciel. Personne ne peut faire venir des nuages et de la pluie du ciel. Seul "Manãt"en est capable. C’est pourquoi, nous n’avons d’autre alternative que de sortir, hommes et femmes, pour le pèlerinage, afin de prier et d’implorer le pardon de "Manãt". Peut-être nous pardonnera-t-il et fera-t-il descendre la pluie pour que la terre redevienne verte après la période de stérilité, notre pauvreté se transforme en prospérité, notre malheur en bonheur et nos difficultés en aisance et confort.

mecque

»Aussi toute la tribu commença à préparer une journée de prière et un voyage auprès de Manãt. Ceux qui dormaient se réveillèrent et accoururent pour installer les litières sur leurs chameaux. Unays (le frère d’Abû Tharr) enfourcha lui aussi son chameau pour rejoindre la caravane qui se dirigeait déjà vers les côtes de la mer, Mushalsal et Qadîd qui relient la Mecque et Médine et où se dressait Manât. Unays cherchant autour de lui son frère et ne le trouvant pas fit s’asseoir son chameau et courut à pied pour voir s’il était resté à la maison. En y arrivant, il cria: «Jundab! Jundab!». Lorsqu’il vit son frère allongé tranquillement sur son lit, il lui dit, étonné:

- N’as-tu pas entendu "l’appel" au voyage?

- Si, mais que dois-je faire lorsque je me sens fatigué et que de plus je n’ai pas envie d’aller en pèlerinage à Manãt, répondit Abû Tharr.

- Tais-toi! Demande pardon au dieu. Ne craints-tu pas qu’il t’entende et qu’il envoie sur toi son courroux? le gronda Unays.

- Mais es-tu sûr que Manãt puisse nous entendre et nous voir? lui rétorqua Abû Tharr.

- Qu’est-ce qu’il t’arrive aujourd’hui? Un génie a-t-il eu raison de ton esprit? Ou bien es-tu malade? Viens! Repens-toi. Peut-être dieu acceptera-t-il tes remords, lui dit Unays.

Voyant Abû Tharr rester dans son lit, son frère le hâta: «Lève-toi. La caravane est partie. La tribu s’éloigne».

Alors que les deux frères discutaient, leur mère arriva. Ils se turent.

- La mère: Mes fils, quelles sont vos opinions?»

- Unays: A propos de quoi? Mère.

- La mère: A propos de la pluie.

- Unays: Nous sommes d’accord avec ce que tu suggérerais.

- La mère: Je propose que vous alliez voir votre oncle maternel qui est un homme riche.

- Unays: D’accord. Comme tu voudras. Que dieu améliore notre condition!...

Source: Bostani.com

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