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Abû Tharr entre au sein de l’Islam (2)

allah

Il avait très soif en raison de ses blessures profondes et la perte du sang. Aussi se mit-il à étancher sa soif d’abord, et de se nettoyer par la suite. Puis, il alla voir le Saint Prophète en gémissant. Lorsque le Prophète (Ç) le vit dans cet état lamentable, il fut affligé et lui demanda; "As-tu mangé ou bu quelque chose?"

- Abû Tharr: "Maître! Je me suis senti un peu soulagé après avoir bu l’eau de Zamzam."

- Le Prophète: "Il ne fait pas de doute que cette eau soulage."

Par la suite le Prophète essaya de consoler Abû Tharr et de lui offrir à manger.

Bien qu’Abû Tharr eût beaucoup souffert à cause de sa parole lancée aux visages des Quraych, sa ferveur religieuse ne lui permit pas de baisser les bras et de retourner dans son pays. Sa foi solide l’appelait à convaincre les Quraych que l’intelligence et l’entendement humains dédaignent la superstition et l’idolâtrie.

Il prit congé du Saint Prophète et se rendit à nouveau à l’enceinte de la Ka`bah. Là, il se mit sur un lieu élevé et se mit à prêcher: "O les Quraych! Ecoutez-moi. J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allãh et que Mohammad est le Messager d’Allãh."

Mais en l’entendant, ces pervers qui avaient été déjà très choqués par le précédent discours d’Abû Tharr, sentirent s’ébranler la fondation de leurs dieux. Aussi se rassemblèrent-ils autour de lui en criant à tue-tête: "Tuez ce Ghifãri sans tarder, puisqu’il se permet d’insulter nos dieux."

Toute l’assemblée cria d’une seule voix: "Tuons Abû Tharr". Les gens se mirent à le battre si fort qu’il perdit connaissance.

`Abbãs Ibn Abdul Al-Muttalib s’avança en voyant la scène, se jeta sur lui pour le protéger, comme la dernière fois, et dit: "O Quraych! Que vous arrive-t-il pour vouloir tuer un Ghifãri, alors que vous entretenez de bonnes relations avec sa tribu et que votre commerce se trouve florissant grâce à l’aide de sa tribu? Ecartez-vous! Que personne ne le touche plus."

Là encore, tout le monde fut sensible à l’argument d’`Abbas, et lâcha Abû Tharr, le laissant dans le coma. Lorsque ce dernier reprit connaissance, il se rendit au puits de Zamzam, pour boire de l’eau et pour nettoyer son corps taché de sang.

Selon `Abdullãh Al-Subaytî, bien qu’Abû Tharr ait souffert encore de ses blessures, il continua ses prêches, conduisant les Quraych à penser que l’Islam se répandait autour d’eux, ce qui les inquiéta sérieusement.

En bref, Abû Tharr quitta le puits de Zamzam et se rendit chez le Saint Prophète. Lorsque celui-ci le vit dans cet état pitoyable, il lui dit: "O Abû Tharr! Où étais-tu et pourquoi es-tu dans cet état?». Abû Tharr répondit: «Je suis allé à la Ka`bah de nouveau. J’y ai fait un prêche et pris un bain de sang. Maintenant je viens auprès de toi, après m’être lavé avec l’eau de Zamzam."

Le Saint Prophète lui dit: «Abû Tharr! A présent, je t’ordonne de retourner dans ta ville tout de suite. Ecoute! Lorsque tu arriveras chez toi, ton oncle sera déjà mort. Et puisqu’il n’a d’autre héritier que toi, tu seras son unique successeur et le propriétaire de sa fortune. Dépense celle-ci pour la propagation de l’Islam. Bientôt j’émigrerai de la Mecque pour la ville des dattiers. Tu dois continuer ta tâche chez toi jusqu’à ce que j’eusse émigré». Abû Tharr dit: «Oui, mon maître. C’est très bien. Je vais partir rapidement pour m’occuper de la propagation de l’Islam».1

Note:

1. Voir: "Çahîh Al-Bukhãrî", Chapitre: Islam et Abû Tharr, p. 47, édition égyptienne, 1312 de l’Hégire.

Source: Bostani.com

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