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  • 26/7/2011
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La littérature persane dès premiers siècles de l’Islam

scènes des mille el une nuits.

   Devenu terre d’Islam au VIIe s., l’Iran va devenir un paradis de la poésie, qui va être écrite, mais surtout chantée et transmise de cur à cur.

Toujours vivante, elle est, pour les Iraniens, la langue universelle qui embellit le inonde, révèle l’essence de lame, efface les distinctions sociales.

   Un Iranien est un poète qui s’ignore rarement, et cette sensibilité s’exprime jusque dans les formules de politesse du quotidien. Polyphonie de peuples et de paysages, l’Iran possède aussi une riche tradition populaire de contes, de chansons, de jeux et d’énigmes, mais qui demeure essentiellement orale.

Nous ne possédons que quelques fragments de la littérature persane avant le Xe s.

   Mort en 940, Rudaki est le premier poète d’importance et vivait à la cour des Sãmãnides. Egalement connu comme joueur de luth, il toucha presque tous les genres poétiques, mais son uvre ne nous est parvenue que très partiellement. A cette époque, la langue persane se substitue au pehlevi: elle s’affine, s’enrichit, s’épanouit, pour devenir progressivement le véhicule des idées les plus subtiles.

La littérature persane connaît sa première uvre flambeau avec Ferdowsi (v. 940- v. 1020).

   Ce maître insurpassé du poème épique écrit un immense Livre des rois racontant les règnes des rois iraniens antérieurs à l’invasion arabe. Un autre auteur, Gorgãni (XIe s.), a lui aussi uni l’Iran préislamique à l’Iran islamique: son roman Wis et Rãmin est une épopée initiatique et royale d’amour et de guerre, qui remonte à l’époque parthe et qui influença en partie la tradition occidentale de Tristan et Yseult.

Comme les arts et les sciences, la poésie est favorisée par le mécénat des rois et des princes.

   Les poètes sont les chantres du souverain. Ciselées de mots précieux et d’images complexes et codifiées, leurs uvres célèbrent les fêtes, les chasses et les valeurs de l’aristocratie. La poésie de langue persane n’est pas seulement cultivée en Iran, mais aussi en Asie centrale et en Afghanistan, plus tard en Inde. Entre le Xe et le XIe s., plusieurs cours sont des centres culturels et littéraires: Boukhãrã (Ouzbékistan) au temps des Sãmãnides en Afghanistan où trois grands poètes tissent leurs vers (Onsori, Farrokhi et Manuchehri), Gorgãn et Rey en Iran.

Source: RINGGENBERG. Patrick, Guide culturel de l’Iran, éd. Rowzaneh, Téhéran, 2005, PP.183-184

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