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La pouvoir des Seljoukides

verre en vase

   Alp Arslan avait nommé comme vizir un Persan sunnite, Nizãm Al-Molk (1018-1092), qui joua un rôle pionnier dans l’organisation d’un état centralisateur, fort et efficace.

Auteur d’un Traité de gouvernement destiné à l’éducation des princes, il acquit plus de pouvoir encore sous Malik Shãh et fut assassiné par les Assassins.

   Pour unifier le droit musulman, former les administrateurs et consolider les assises religieuses, administratives et politiques de l’Etat, Nizãm Al-Molk fit construire des madrasas dans tout l’empire, de la Syrie à l’Afghanistan. Il mit en pratique une conception du gouvernement qui servira longtemps de modèle. Alors que le califat abbãsside avait imposé l’idée d’un souverain détenteur d’une légitimité transcendante, le souverain de Nizãm Al-Molk doit, par son autorité et la force, faire régner la shari’a, assurer la paix militaire, chercher la satisfaction des populations.

En Islam, les juristes et les théologiens n’ont pas de fonction législatrice, puisque la Loi est donnée par le Coran et les hadiths, mais d’exégèse, d’application et d’apologétique.

   Le souverain, par conséquent, doit faire respecter l’ordre social pour permettre à la religion de s’épanouir dans la communauté, afin que les êtres puissent trouver leur voie en Dieu ici-bas et atteindre l’état paradisiaque promis par le Coran dans l’au-delà.

Sous l’autorité du sultan, le vizir dirigeait l’administration, dans laquelle travaillaient des Arabes ou des Persans spécialement formés.

   L’armée, aux ordres du sultan, était essentiellement composée de Turcs qui, au long de l’histoire orientale, occuperont généralement les postes de pouvoir et des fonctions militaires. Défenseur de l’Islam sunnite, les Seljoukides menèrent campagne contre le chiisme, aussi bien par des guerres (contre les Bouyides chiites ou les Assassins) que Par l’enseignement du sunnisme céramique, dans les madrasas.

Source: RINGGENBERG. Patrick, Guide culturel de l’Iran, éd. Rowzaneh, Téhéran, 2005, P.55

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