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  • 6/8/2011
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Une poésie nouvelle

nima

   Le XIXe s. voit encore des poètes néo-classiques, plus ou moins rattachés à la cour, comme Forughi (1798-1857), Yaghmã (v. 1782-1859), Sorush (mort en 1868) ou Sheybãni (1825-1890). Mais sous l’influence de la poésie française (le symbolisme et le surréalisme, notamment), des poètes réinterprètent la tradition et explorent d’autres thèmes et une esthétique différente.

L’ère moderne de la poésie commence avec Nimã (1897-1960). Publiée en 1922, la Légende, est un véritable manifeste pour une poésie nouvelle, plus libre et individualiste, moins conventionnelle et passéiste.

   Plusieurs poètes ont suivi ce courant, comme Ahmad Shãmlu (1925-2000) ou Nãder Nãderpur (né en 1929). Les poètes inventent une nouvelle forme pour dire les choses anciennes, ou reprennent les formes classiques pour raconter leur temps, comme Bahãr (1880-1951) ou Rashid Yãsemi (1896-1951). La poésie se fait moins mythique et mystique. Elle aborde avec plus de réalisme les problèmes politiques, historiques et nationaux.

Sa variété lui fait toucher à tout, du social au soufisme, de l’amour à l’impressionnisme. Elle se fait plus subjective et expérimentale, moins épique et idéaliste. Le XXe compte quelques poétesses, comme Parvin E’tesãmi (1906-1941) ou Foruq Farrokhzãd (1935-1967).

Source: RINGGENBERG. Patrick, Guide culturel de l’Iran, éd. Rowzaneh, Téhéran, 2005, PP.187-188. 

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