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  • 11/8/2011
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Les premiers livres illustrés

combat entre homay et homayun. divan de khaju kermani, bagdad, 1396.

   A l’arrivée de l’Islam, la Perse a une longue histoire de l’image figurative: les Achéménides, les Parthes, les Sãssãnides ont laissé des bas-relief ou des peintures. Pour s’accorder à l’Islam, ce goût pour l’image va surtout se manifester dans les livres, la peinture murale et la céramique. Les Arabes ont hérité des arts du livre déjà développés par les Coptes, les Byzantins, les juifs et les manichéens. Eclose dans un milieu bourgeois et princier, la première école de peinture figurative est souvent appelée «l’école de Bagdad», du nom de son principal centre de production.

Cette peinture dite arabe va surtout briller dans la deuxième moitié du XIIe et la première moitié du XIIIe s. Elle a illustré des textes scientifiques, des fables, des poèmes ou des récits, comme les Séances (Al-Maqamat) de Hariri, un roman satirique arabe. Ces images empruntent leur esthétique au Proche-Orient, à Byzance et à la Perse.

   A la même époque, se développe une école esthétique dite persane, souvent plus subtile que sa consur arabe, mais les peintures sur livre antérieures au XIIIe s. sont rarissimes et ne permettent pas d’établir une continuité entre les esthétiques sassanide et musulmane. Le premier manuscrit illustré que nous connaissons est le Traité des étoiles fixes, de l’astronome Abd Al-Rahmãn Al-Sufi, daté de 1009. Nous possédons également un livre de médecine de 1199: le Livre de la Thériaque du Pseudo-Galien. Si des témoignages littéraires évoquent des peintures murales disparues depuis, les scènes figuratives sur des céramiques de Rey permettent de se faire une idée du style persan pratiqué avant l’arrivée des Mongols.

Source: RINGGENBERG. Patrick, Guide culturel de l’Iran, éd. Rowzaneh, Téhéran, 2005, P.162. 

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