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  • 17/9/2011
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Un écrivain engagé (1)

al-e ahmad

   Nouvelliste, critique littéraire, traducteur d’œuvres occidentales, il composa des journaux de voyage riches en informations ethnographiques (l’Île de Kharg, 1960), des essais qui dénoncent l’emprise du monde industriel et mercantile sur son pays (1962), et surtout de nombreux recueils de nouvelles (Échange de visites, 1945; Trois Cordes, le Conte des ruches) ainsi qu’un roman (Par la plume, 1961). Il est surtout connu pour des nouvelles qui évoquent son expérience d’enseignant dans une bourgade de province (le Directeur d’école, 1958; la Malédiction de la terre, 1967).

Auteur politiquement et socialement engagé, il excella dans la description des problèmes sociaux, de la perte des repères traditionnels parallèlement à une modernisation agressive, des méfaits de la pauvreté et de l’ignorance. Son influence sur toute une génération d’intellectuels iraniens et sur la prose moderne fut immense.

    Né en 1923 à Téhéran, dans une famille religieuse. Son père, Hãjj Seyed Ahmad, est un grand religieux de l’époque. Ainsi, il grandit dans un milieu religieux dont on pourra percevoir le reflet, de son propre aveu, dans certaines de ses œuvres, telles qu’Echange de visites et Setãr. Son père refuse de le laisser poursuivre ses études après le primaire, mais tout en travaillant, Jalãl participe aux cours du soir de l’école Dar-ol-Fonoun (l’école Polytechnique), et obtient son baccalauréat en 1943. Cette même année, il fonde avec quelques amis l’Association Réformiste.

Un an plus tard, la plupart des membres de ce groupe, dont Jalãl, décident d’adhérer au parti communiste iranien Toudeh.

   Dès son adhésion, Al-e Ahmad écrit plusieurs articles publiés dans différentes publications du Parti ainsi que dans la revue mensuelle Les Gens dont il est nommé directeur. Il termine en 1946 ses études supérieures en littérature persane et fait connaissance avec Nimã, père de la poésie moderne, qui deviendra l’un de ses amis intimes.

Il est engagé en 1947 comme professeur dans divers lycées de Téhéran. Il publie son deuxième recueil de nouvelles, De la peine que nous avons, écrit dans le style du réalisme socialiste, qui revient sur les échecs du parti Toudeh. Ce livre sera plus tard considéré par l’auteur comme l’un des plus mauvais qu’il ait écrit et il interdira sa réédition.

   C’est cette même année qu’à la suite d’un différend avec les chefs du Parti, certains membres, dont Al-e-Ahmad, avec à leur tête Jalîl Mãlekî, quittent le Toudeh et fondent le parti "socialiste-toudeh" de l’Iran - parti qui ne connaît d’ailleurs pas une longue existence.

Après cet échec, Il quitte la scène politique pour se consacrer avec plus de sérieux à l’écriture. Il publie Setãr, et traduit les œuvres de Dostoïevski, de Camus, de Sartre et de Gide. En 1950, il épouse Simine Dãneshvar, grande écrivaine iranienne, qui sera dès lors son premier lecteur et critique.

Sources:

Larousse.fr

Bibliomonde.com

Teheran.ir

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