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  • 11/10/2011
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Pourquoi la femme était-elle privée d’héritage? (2)

héritage

   Les anciens considéraient les hommes seulement comme le moyen de la préservation de la progéniture. Pour eux, le père de famille ne donnait pas seulement vie à son fils, mais il lui passait également les croyances et les rites religieux.

Selon les Hindous, les Grecs et les Romains, le pouvoir de la procréation était confié aux hommes seulement, et par conséquent les religions familiales étaient le monopole des hommes, alors que les femmes n’avaient pas le droit de toucher aux affaires religieuses, sauf à travers leurs pères et maris.

   Et comme elles ne pouvaient pas prendre part à l’exécution des cérémonies religieuses, elles étaient naturellement privées de tous les privilèges familiaux. De là, lorsque le système de l’héritage vit le jour, elles en furent exclues.

   L’exclusion de la femme de l’héritage avait d’autres raisons aussi. L’une d’elles était le fait que la femme ne pouvait pas devenir un bon soldat. Dans une société où l’on attachait une grande valeur aux actes héroïques et à la force combattante, et où un guerrier était considéré comme étant supérieur à cent mille non-combattants, on priva la femme du droit à l’héritage, parce qu’il lui manquait la capacité de combattre.

   C’est pour cette raison d’ailleurs que les Arabes de l’époque pré-Islamique s’opposaient à l’héritage de la femme, laquelle ne pouvait hériter tant qu’il existait un mâle -si lointain fût-il- dans la famille. Et c’est pourquoi ils furent grandement surpris lorsque, à l’avènement de l’Islam, le Coran dit:

لِّلرِّجَالِ نَصيِبٌ مِّمَّا تَرَكَ الْوَالِدَانِ وَالأَقْرَبُونَ وَلِلنِّسَاء نَصِيبٌ مِّمَّا تَرَكَ الْوَالِدَانِ وَالأَقْرَبُونَ مِمَّا قَلَّ مِنْهُ أَوْ كَثُرَ نَصِيبًا مَّفْرُوضًا.

«Les hommes ont une part de ce que leurs parents et leurs proches ont laissé, et les femmes ont une part de ce que leurs parents et leurs proches ont laissé. Que cela représente peu ou beaucoup: c’est une part déterminée.»

(Sourate 4: 7)

   Il est arrivé qu’à cette époque-là, le célèbre poète arabe, Hassan Ibn Thãbity mourut en laissant derrière lui une femme et quelques filles. Ses cousins s’emparèrent alors de toute sa fortune, ne laissant rien à sa femme et à ses filles. Sa veuve s’en plaignit auprès du Prophète (Ç). Le Prophète les convoqua. Pour se justifier, les cousins dirent: «la femme ne porte pas d’arme ni ne combat. C’est nous qui brandissons les épées pour nous défendre et défendre cette femme. C’est pourquoi, la propriété doit appartenir aux hommes». Le Prophète leur communiqua alors le jugement d’Allãh ci-dessus.

Source: MUTAHARI. Mortadhã, Les Droits de la femme en Islam, Traduit par al-Bostani,  éd. Ansariyan, Téhéran, 2002, PP.162-163.

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