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  • 24/10/2011
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La cupidité (1)

cupidité

   Dès le premier instant où l’homme vient à ce monde, il est confronté à toute une série de besoins qui l’assaillent de toutes parts.

Certains sont des nécessités primordiales pour sa survie, comme le manger, le vêtement et le logement qui sont des besoins naturels que l’on ne peut pas régler une bonne fois pour toutes. D’autres n’ont pas ce caractère d’urgence et sont en constante transformation.

   Ce sont des besoins vastes et indéterminables, que personne ne peut satisfaire dans leur intégralité, et qui demeurent pour cette raison utopiques.

   Chacun s’emploie, selon ses motivations et ses besoins spécifiques, à gagner la richesse, et à confronter selon ses aptitudes, les difficultés et les obstacles. Et comme le confort et les commodités de la vie dépendent entièrement de la richesse, différentes conditions sociales affectent forcément les hommes. Si la subsistance devient difficile et que la situation matérielle subit les contraintes de la pauvreté, l’homme ressent les affres de l’humiliation et de l’impuissance, et se met à essayer par tous les moyens à s’en sortir.

En revanche, s’il est favorisé par la fortune, il s’enfle d’orgueil, comme si l’une n’allait pas sans l’autre. A chaque fois qu’une richesse fabuleuse tombe entre ses mains, l’homme s’enivre, et prête l’oreille aux murmures incessants de la concupiscence.

    La vie présente les différentes faces que chacun envisage de façon propre, selon ses capacités et ses dons intellectuels. Beaucoup ne parviennent pas à un niveau leur permettant d’appréhender les réalités, et de distinguer les zones de salut de celles du danger. Il faut en effet une grande pénétration d’esprit pour s’élever au sommet du bonheur; en particulier une connaissance de soi, impossible hors du cadre de l’intellect et de la logique.

Il faut savoir pourquoi l’on est venu à la vie, puis avec cette connaissance, entamer la quête de la félicité, en choisissant la voie du progrès conformément à ses besoins, et en se prémunissant contre les penchants qui nous en détourneraient.

Source: MOUSSAVI LARI. M, Problèmes moraux et psychologique, traduit par Nahid Chahbãzi, éd: Daftar-é-Nachr-é-Farhang-é-islãmi, Téhéran, 2003, PP.178-179.

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