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  • 20/2/2012
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Inquiétude d’Agar

zamzam

   Elle vit son enfant assoiffé, à bout de souffle, et s’angoissa davantage. Elle vit au loin un mirage. Elle cru que ce fut de l’eau à l’autre bout. Elle laissa de nouveau son bébé et courut vite vers le mirage ! Elle monta sur une autre colline: hélas, il n’y eut point d’eau! La vue de son fils assoiffé, Ismaël, la rendait folle! Elle courut de nouveau vers la première colline (Safa)! Point d’eau! Et elle courut encore vers la deuxième colline (Marva)! Point d’eau!

Elle perdit le souffle, mais elle eut honte de son fils, Ismaël, qui allait mourir de soif, comme un petit poisson tombé sur la terre.

Soudain, elle vit l’eau jaillir de la terre, tout près de son bébé. Fut-ce un rêve? Ne fut-ce pas un autre mirage? Le petit Ismaël avait frotté ses pieds sur la terre là où une source d’eau jaillit pour redonner vie au monde! Le cœur d’Agar se remplit de joie, ses seins se remplirent du lait, et son fils eut de quoi se nourrir et se désaltérer. Les oiseaux vinrent de loin vers la source Zamzam. Les familles de la tribu Jarham vinrent s’installer dans la vallée, près de la source. La vie reprit ainsi au centre de la terre.

   L’histoire de la soif se répéta une autre fois dans un autre centre de l’univers. Mais cette fois-ci, ce ne fut plus l’histoire d’Abraham, mais celle du vénéré Hussayn!

Abraham s’était rendu de la Palestine vers la Mecque, mais Hussayn (S.L.) quitta la Mecque, cette ville sanctifiée pour se rendre ailleurs, vers une autre Kaaba. L’histoire de la soif se prolongeait ainsi au fond du temps vers la Kaaba de la rencontre divine!

Et pour toujours, l’eau eut honte des assoiffés.

La caravane des assoiffés avançait lentement dans le désert.

M. Aqãmiri

Traduit par M. Rastegar

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