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  • 22/2/2012
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La nuit qui tombe et le train qui passe

nuit

Tableau qui mes peines dissipe,

Je contemple en m’attendrissant

Le village fumant sa pipe

Aux pieds du soir incandescent.

Soleil, mourant témoin des crimes

Absous par le jour qui s’en va,

Sur l’autel de tes feux sublimes,

Satisfais, frère, à Jéhovah!

Nuit, tombeau du ciel sans mystère,

Chasses-en ce jour qui nous ment!

Viens faire oublier à la terre

Qu’elle ne te plaît qu’un moment!

C’est à cet instant de l’automne

Qu’on voudrait partir d’ici-bas...

Mais de temps en temps au loin tonne

Un train passant qu’on ne voit pas.

Maurice Du Plessys (1864-1924)

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