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  • 28/2/2012
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Symptômes de la crise de la démocratie libérale au XXe siècle

démocratie

Traduit par M. Rastegar

   Dans les années 1960, les pays les plus industrialisés, dont la plupart des pays de l’Europe occidentale entrèrent dans une nouvelle phase du développement que les partisans de la démocratie libérale appelaient «l’ère du bien-être économique»! Ce qui doit être traduit politiquement comme l’ère de la raison, du management, de la technocratie et la fin des tensions politiques et sociales.

Pourtant, pour les critiques de la démocratie libérale, cette époque historique serait plutôt l’ère de l’esclavage et d’assujettissement de l’homme, de l’indifférence politique et sociale, et la disparition d’une participation consciente d’où le nihilisme et de la décadence des idéaux démocratiques.

   De nos jours, la participation des citoyens à la vie politique est faible et limité, vidée du sens et superficielle, dans les démocraties libérales. L’atomisation des sociétés industrialisées et la solitude de l’homme sont les résultats directs de désidéologisation, le bien-être, la bureaucratie et le sécularisme excessif de la démocratie libérale.

La démocratie libérale souffre d’importantes symptômes: invalidation des droits politiques des masses, faiblesse du système parlementaire, transformation des partis politiques en entreprises commerciales, marginalisation du rôle de l’opposition, apparition de nouvelles formes du totalitarisme … Cela donne raison peut-être à certains théoriciens de parler ouvertement de « l’effondrement du modèle sociale de la démocratie». (Piran, 1995, p. 7)

   Par ailleurs, le relativisme moral et l’humanisme viennent aggraver les crises de la démocratie libérale. «Quand les peuples perdent leur foi en les principes moraux, et lorsque les civilisations perdent leur dynamisme culturel, arrivera l’ère de la décadence. La décadence de la démocratie occidentale ne se limite pas à un pays donné. Aujourd’hui, c’est l’ensemble de l’idée de la démocratie libérale qui est mise en doute. La participation populaire semble insignifiante, tandis que les citoyens s’intéressent plutôt au football, au cinéma et à la vie des célébrités, plutôt qu’à la vie politique.» (Naghibzadeh, 1994, p. 35)

Bahrãm Akhavãn Kãzemi

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