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  • 1/5/2012
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Finance islamique: un concept financier oriental conquiert les marchés mondiaux

argent

   Que se passe-t-il lorsque les marchés financiers sont confrontés à des valeurs culturelles? Les structures de financement conformes à la loi islamique sont à la pointe d’une évolution visant à intégrer des valeurs culturelles dans l’économie mondialisée. Actuellement, les sukuk – produits islamiques du marché des capitaux – sont au cœur de cette tendance.

En octobre 2011, une grande banque a annoncé le lancement d’un sukuk dans le but de se procurer des capitaux sur le marché financier islamique.

   Dans le monde de la finance, cette émission conforme à la charia (la loi islamique) par une banque occidentale renommée a provoqué un véritable séisme. Deux aspects ont particulièrement attiré l’attention: le volume de deux milliards de dollars et la date de lancement, en pleine crise financière. Ce sukuk pourrait représenter la percée définitive de la finance islamique au niveau international et ouvrir des perspectives de financement bienvenues aux établissements financiers en difficulté dans l’environnement de marché actuel.

Au sujet:

·Intégrer les valeurs de l’Islam dans la finance

L’interdiction de l’intérêt, un principe majeur

La finance islamique concilie activités financières et charia. Fondée sur différentes bases légales, en particulier sur le Coran et la sunna, la charia sert de ligne directrice à tous les musulmans.

   Livre sacré de l’islam, le Coran transmet, selon la foi musulmane, les paroles révélées par Dieu au prophète Mahomet. La sunna, quant à elle, décrit le mode de vie du prophète, considéré comme l’exemple à suivre par chaque musulman. Mahomet ayant été commerçant à une certaine période de sa vie, le Coran et la sunna contiennent nombre de conseils et de prescriptions concernant le comportement à adopter en matière économique.

Le principe central de ce code est l’interdiction du riba, c’est-à-dire de l’intérêt ou de l’usure. Par conséquent, la condition première de toute opération de financement islamique est de renoncer à l’intérêt.

Source: Stefan Leins, Thematic Research, Crédit Suisse,12 mars 2012

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