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  • 1/5/2012
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Finance islamique: une banalisation sur les marchés mondiaux

finance islamique

   La finance islamique est en outre connue pour son principe de sélection négative. Depuis l’émergence du secteur, des érudits musulmans ont réparti les secteurs d’activité en branches conformes et non conformes à l’islam.

Aujourd’hui, le Dow Jones Islamic Market Index, le plus célèbre indice de référence pour les actions islamiques, définit comme incompatibles avec l’islam les secteurs suivants: la fabrication d’alcool, de tabac et de produits à base de viande de porc, les services financiers traditionnels, la branche du divertissement ainsi que l’industrie de l’armement. De plus, les entreprises lourdement endettées sont exclues de l’indice, les érudits religieux privilégiant les fonds propres par rapport aux dettes.

Essor progressif à partir des années 1970

Au milieu du XXe siècle, des intellectuels égyptiens diffusent l’idée de prendre en compte les principes de la charia pour structurer des transactions financières. A l’époque, le Proche-Orient est tout sauf une région prospère. Par conséquent, les premières expérimentations en finance islamique ne suscitent guère d’intérêt au niveau suprarégional. Dans les années 1970, quand le concept d’opérations financières conformes à la charia est repris, la situation a bien changé: la crise pétrolière confère à cette région du monde une immense richesse.

Depuis, toute une série d’établissements financiers du Proche-Orient et d’Asie du Sud-Est n’ont cessé d’étudier le développement d’une forme islamique d’action économique. Les principaux précurseurs de ce mouvement sont les banques des Etats du Golfe, soutenues dans une large mesure par la Banque islamique de développement fondée en 1973.

   Dans les années 1980, les services financiers islamiques connaissent un succès croissant en Asie du Sud-Est. Dans cette région, les établissements financiers s’orientent de plus en plus vers les petits investisseurs, contrairement aux marchés du Proche-Orient, qui se concentrent essentiellement sur les clients fortunés du private banking et les activités de private equity.

Source: Stefan Leins, Thematic Research, Crédit Suisse,12 mars 2012

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