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La lutte finale de Roger Garaudy: l’antisionisme

roger garaudy

   Roger Garaudy est l’auteur d’un ouvrage intitulé Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, qui fut publié en 1995 par les courageuses éditions La Vieille Taupe qui ne put le servir qu’à ses propres abonnés, puis réédité en 1996.

Cet ouvrage, se compose de trois chapitres principaux: «Les mythes théologiques», «les mythes du XXe siècle» et «l’utilisation politique du mythe».

   Il soutient la thèse d’un programme sioniste, qui aurait inventé la Shoah pour justifier le colonialisme israélien. Il remet en cause la thèse officielle du  génocide juif attribué aux nazis et rejette les thèses que les historiens sionistes. L’antisionisme sincère de Roger Garaudy l’avait conduit, dès 1982, à comparer sionisme et nazisme.

   L’«affaire Garaudy» est d’abord révélée par Le Canard enchaîné en janvier 1996, suivi par quelques quotidiens nationaux, entraînant contre lui, le dépôt par certaines officines sionistes de propagande israélienne de plusieurs plaintes avec constitution de partie civile pour contestation de crime contre l’humanité, diffamation publique raciale et provocation à la haine raciale par des associations de résistants, de déportés et des organisations de défense des droits de l’homme, sur la base de la loi liberticide Fabius-Gayssot de 1990. Puis, le scandale est médiatisé en avril 1996, lorsque Roger Garaudy et son avocat Jacques Vergès, annoncent le soutien de l’abbé Pierre, qui est dès immédiatement exclu de l’officine israélienne appelée  Licra, lequel est contraint, sous la pression de ces lobbys, de s’exiler et de s’éloigner de la vie médiatique. Converti à l’islam depuis le début des années 1980, Roger Garaudy avait aussi reçu pendant le procès destiné à condamner ses opinions exprimées le soutien d’intellectuels de pays arabes et musulmans.

Sans surprise, Roger Garaudy a été condamné le 27 février 1998 pour contestation de crimes contre l’humanité et diffamation raciale par une justice française mise sous pression par le pouvoir politique et médiatique du lobby sioniste. Dans ses attendus, le tribunal souligne que «loin de se borner à une critique du sionisme […] Roger Garaudy s’est livré à une contestation virulente et systématique des crimes contre l’humanité commis contre la communauté juive».

   Le tribunal a repris l’argument habituel du lobby israélien en rejetant l’argument selon lequel son livre serait «antisioniste» et non «antisémite». Ainsi, les magistrats expliquent que l’auteur, «bien qu’il s’en défende, présente sous forme d’une critique politique […] d’Israël ce qui n’est qu’une mise en cause de l’ensemble des Juifs».

   Ce jugement a été confirmé en appel le 16 décembre 1998, Garaudy étant en outre condamné pour provocation à la haine raciale, alors qu’il est reconnu dans le monde entier pour ses prises de position en faveur des opprimés de toute religion et race, notamment les palestiniens victimes de l’oppression israélienne. Ses pourvois en cassation ont bien entendu été rejetés par la chambre criminelle le 12 septembre 2000. Pour finir le tour des décisions de justice motivées par la défense des mythes israéliens, son recours, en désespoir de cause, devant la Cour européenne des droits de l’homme, fondé sur la violation de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme, de l’article 6 (droit à un procès équitable) de la Convention, de l’article 4 du Protocole no 7 (droit de ne pas être jugé ou puni deux fois) et des articles 9 (liberté de pensée, de conscience et de religion) et 14 (interdiction de la discrimination) de la Convention, a été déclaré irrecevable par la Cour, les juges européens déclarant:

«Comme les juridictions nationales l’ont démontré, que le requérant a fait siennes les thèses négationnistes et a remis en cause systématiquement les crimes contre l’humanité commis par les nazis envers la communauté juive. [Ce livre, qui a] dans son ensemble, un caractère négationniste marqué, va à l’encontre des valeurs fondamentales de la Convention, à savoir la justice et la paix. […] Aucun élément ne permet d’établir que M. Garaudy n’a pas bénéficié d’un procès équitable.».

   Depuis, sur exigence du lobby sioniste français (CRIF, Licra, Betar, ambassade d’Israël, …) tous les livres de Roger Garaudy ont été mis à l’index et retirés des bibliothèques de la ville de Paris mais beaucoup reste disponibles sur internet grâce aux nombreux amateurs de l’écrivain.

Sources:

Fr.wikipedia.org

Assemblee-nationale.fr

Popscreen.com

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