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  • 18/7/2012
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Dossier Peugeot: la CGT met en cause la décision de PSA de quitter l’Iran

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   La République islamique représente, derrière la France, le deuxième marché dans le monde pour la marque au lion. Mais le délégué CGT dénonce la duplicité de PSA qui annonce la suppression de plus de 8000 emplois en invoquant des raisons de compétitivité et de conjoncture économique sans mentionner une décision, qualifiée de politique, de cesser toute coopération avec le constructeur iranien Iran Khodro, partenaire de PSA sur le marché iranien. Il faudrait être bien naïf pour croire que Peugeot renonce au marché iranien, sur lequel il est présent de longue date et avec les acteurs duquel il a tissé des relations commerciales durables, pour des raisons techniques bancaires, alors même que l’ensemble du système bancaire européen est aujourd’hui dans une situation catastrophique.

La direction de PSA dément.

   L’Iran serait responsable des maux que connaît actuellement PSA. C’est ce qu’affirme la CGT de l’usine d’Aulnay. L’arrêt des ventes à la République islamique aurait fait plonger le groupe, et provoqué l’annonce, jeudi dernier, d’un plan de suppression de 8 000 postes, ainsi que de la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois. Mais la direction de PSA dément.

Le délégué CGT du site, Jean-Pierre Mercier, en est convaincu: c’est l’arrêt des activités du groupe en Iran qui a tué PSA. "Pour le premier semestre 2012, on constate une baisse des ventes de 240 000 véhicules par rapport à 2011", affirme au Point.fr le délégué CGT d’Aulnay. "Or, ce chiffre comprend les 200 000 véhicules que Peugeot aurait dû vendre en Iran."

   Ainsi, d’après le délégué syndical, en retirant les pertes liées au marché iranien, Peugeot ne subit plus qu’une baisse de 40 000 véhicules depuis le début de l’année, soit moins de 1 %. "On est loin des 13 % annoncés par la compagnie", s’insurge Jean-Pierre Mercier. "Si la direction avait expliqué cela, poursuit-il, il lui aurait été bien plus difficile d’annoncer le plan de suppression d’Aulnay". Une décision d’autant plus dommageable que, d’après Jean-Pierre Mercier, "il ne s’agit pas là d’un problème de compétitivité mais d’une décision politique de ne pas vendre à l’Iran". Fin février, le groupe français décide de "geler son activité" en Iran, c’est-à-dire de suspendre provisoirement ses livraisons.

Prétextes avancés par PSA: les garanties bancaires

"Le renforcement des sanctions contre l’Iran, notamment la collaboration entre les banques iraniennes et occidentales, rendait impossible le financement de ces exportations", explique au Point.fr un porte-parole de PSA. L’une des explications avancées par la direction, serait la conséquence de sanctions internationales privant PSA de garanties de financement: Les banques Européennes ne souhaitant plus travailler avec leurs homologues Iraniennes, feraient peser un risque de paiement. Certaines mauvaises langues incrimineraient cependant le récent rapprochement entre PSA et General Motors. Ainsi le quotidien Le Monde, dans un article du 28 mars faisait ainsi référence au lobbying d’United Against Nuclear Iran qui aurait interpellé le groupe américain dans le but d’inciter PSA, à rompre ses relations commerciales avec l’Iran. Ce lobby est localisé aux Etats-Unis mais d’obédience sioniste avec à sa tête un agent israélien appelé Mark Wallace. Les membres de ce lobby comporte par ailleurs des militaires et officiers du renseignement sionistes tels Meir Dagan.

Toujours est-il que l’opération présente des enjeux importants pour PSA: L’Iran Kohdro représenterait un cinquième de ses ventes mondiales en volume, deuxième marché en 2011 derrière la France avec 458 000 véhicules et jusqu’à 2% des recettes mondiales du groupe. Ainsi, entre le premier semestre de 2011 et celui de 2012, le nombre de véhicules Peugeot vendus en pièces détachées dans le monde a baissé de 31,1 %, dont une grande partie concerne les exportations à l’Iran.

Source: Atlantico.fr

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