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  • 30/7/2012
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Le choix courageux de Michel Rocard de supporter les relations franco-iraniennes

iran khodro

   L’ancien premier ministre français, d’obédience socialiste (social-démocrate), Michel Rocard s’est rendu en Iran juste après l’élection de François Hollande afin d’évaluer la qualité de la relation franco-iranienne mise à mal par l’intransigeance aveugle de l’équipe de Nicolas Sarkozy.

Vous vous souvenez certainement qu’une semaine à peine après l’élection de François Hollande une polémique a éclaté en France au sujet d’un voyage effectué en Iran par Michel Rocard. Ce dernier avait alors déclaré qu’il s’agissait d’une visite «privée» et d’une «initiative personnelle». Les journaux ont indiqué que l’ancien premier ministre avait rencontré le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, le négociateur pour le dossier nucléaire, Saïd Jalili, ainsi que le président de la commission des affaires étrangères du Parlement, Alaeddin Boroujerdi.

   Michel Rocard aurait donc effectué cette visite pour discuter de la situation géopolitique et du dossier nucléaire. Or, si vous explorez le site internet d’Iran Khodro, vous aurez la surprise de tomber sur un article rendant compte de la réunion que Michel Rocard a tenue avec le partenaire local de Peugeot. La rencontre a d’ailleurs été photographiée:

Tribune officielle, drapeaux des pays, responsables d’Iran Khodro, voilà qui donne un caractère particulier à cette visite «privée». Selon le site internet d’Iran Khodro (IKCO), Michel Rocard aurait déclaré: «Je ne crois pas que les 7% de participation dans Peugeot acquis par GM vont affecter les relations d’affaires entre Peugeot et IKCO.»

   Quelle est l’origine de la démarche de Michel Rocard? Est-ce une «initiative personnelle» comme il le revendique ou un mandat officieux du président nouvellement élu, ou du groupe Peugeot lui-même? Par ailleurs, sa déclaration lors de la rencontre avec Iran Khodro a lieu le 12 ou le 13 mai. Or, le 10 avril, l’UANI a envoyé un second courrier à Peugeot (ici, pdf) pour faire part de sa vive impatience suite aux atermoiements de Peugeot qui n’annonce pas clairement la fin de ses activités en Iran, mais un report de mois en mois.

Source: Gestion-des-risques-interculturels.com

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