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Satisfaire les besoins des gens

fleur

Traduit par Jean d’Agape

   Le fait de se rendre mutuellement service pousse les disciples d’Ahl-ul-Bayt (AS) à se rapprocher et à consolider leurs liens. Les Imams, y compris l’Imam Sãdiq (AS), appelait les Chiites à coopérer non seulement en parole, mais aussi en acte.

   En ce qui concerne la nécessité de rendre service aux autres, l’Imam Sãdiq (AS) recommande à ses Chiites: «Ô fils de Jundab! Celui  qui essaie de répondre aux besoins de son frère de religion est semblable à celui qui marche entre Safã et Marwa (pour accomplir le pèlerinage). Quiconque répond aux besoins de son frère de religion est comme celui qui a trouvé la mort en martyre après avoir participé, dans la voie de Dieu, à la guerre de Badr et d’Ohud. Dieu ne châtie aucune communauté sauf si ses membres ignorent les droits de leurs frères indigents».

Il continue en ces termes: «Ô fils de Jundab! Transmets ce message à nos Chiites et dis leur d’être vigilants face aux déviations. Je jure Dieu que personne n’aura accès à notre Wilãyat si ce n’est par la vertu… et qu’en aidant ses frères de religion (par ses biens et par sa vie), dans la voie de Dieu et que celui qui soumet les autres à l’oppression, ne sera pas du nombre de nos Chiites.» (2)

   Pourquoi ces recommandations sont-elles de moins en moins appliquées dans les sociétés Chiites? Alors que la compassion et l’entraide ont été des traits caractéristiques du Chiisme. L’Imam Sãdiq (AS) dit: « En fait, nos Chiites sont connus pour quelques traits dont la générosité envers les frères de religion.» (3)

   Tous les saints Imams (AS) attendent cela de leurs Chiites. Imam Bãqir (AS), honorable père de l’Imam Sãdiq (AS) attend la même chose de ses disciples. Un homme a dit à l’Imam Bãqir (AS): «Dieu merci vos Chiites sont bien nombreux. » L’Imam a jeté un regard significatif sur lui et dit: «Ceux qui tu appelles nos Chiites, accomplissent-ils ces actions? Est-ce que les riches s’intéressent à leurs pauvres et s’occupent d’eux? Est-ce que les nobles et les bienfaisants de ceux que vous appelez  Chiites, pardonnent les fautes des pécheurs et sont indulgents envers eux? Ou bien les punissent-ils beaucoup plus durement? Est-ce qu’il y a une relation de patronage et de sympathie entre eux? Est-ce qu’ils partagent leur bonheur, leurs joies?» En entendant ces caractéristiques, l’homme a dit d’un air confus: «Non, ils n’ont pas ces qu’Alités.»

L’Imam a dit : « Ces gens-là ne sont pas nos Chiites. Un chiite est une personne qui applique ce que j’ai dit. » (4)

Notes:

1. Allãmeh Majlessi. Bihãr Al-Anwãr, vols. 2, 66, 37, 25.

2. Kãemi, ’Ali. A l’école du réformateur du Chiisme, Imam Sãdiq (AS).

3. Shahrestãni. Al-Milal Al-Nihãl.

4. Koleyni. Kãfi.

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