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  • 23/9/2012
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La littérature populaire au fil du temps  

salim javaheri parmi les démons

   Il convient de noter que la littérature populaire du début du XXe siècle n’est pas fondamentalement différente de celle des récits oraux contemporains. Des collections telles que les contes narrés par Mashdi Guilãn Khãnom lorsqu’elle avait environ soixante-dix ans, au milieu des années 1940, permettent d’avoir une idée du type de contes folkloriques oralement transmis à la fin de la période qãjãre.

En outre, malgré le manque de témoignages contemporains sur la nature de la tradition orale durant cette période, il est important de noter que même au début du XXIe siècle, un grand-père peut combler cette lacune de quatre à cinq générations, en rapportant les histoires que lui racontait son propre grand-père. Ainsi, un lien peut être créé entre aujourd’hui et le milieu du XIXe siècle, en pleine époque qãjãre.

   De même, la majorité de la littérature populaire disponible au milieu du XXe siècle provient des sources imprimées durant le XIXe siècle. L’apparition de nombreux ouvrages imprimés a entraîné la formation d’un nouveau genre littéraire pour lequel aucun terme générique n’avait encore été créé dans la langue persane. Ce genre émergent pouvait à juste titre être intitulé Adabiãt-e tanãbi (La littérature cordelière), une expression forgée par l’Espagnol Piergos de Cordel: elle provient du fait que les kiosques à journaux et les marchands ambulants étalaient alors leurs journaux et livrets à bas prix sur une corde épinglée entre deux arbres.

Dans une certaine mesure, la littérature populaire a semblé être plus résistante au changement culturel que la tradition orale.

   La performance orale des aventures du bijoutier Salim-e Javãheri, enregistrée dans la seconde moitié du XXe siècle, remonte aux petits ouvrages imprimés vendus au milieu du XXe siècle, qui provenaient eux-mêmes d’un texte imprimé de la période qãjãre, au milieu du XIXe siècle.

Bibliographie

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Source: Teheran.ir

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