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  • 8/10/2012
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L’héritage

argent

   L’héritage est le meilleur exemple connu du transfert forcé de la propriété d’un individu à d’autres. En fait, l’héritage a un fondement naturel. Quel est le stimulant naturel pour faire un effort économique? Normalement la première motivation de chacun est de satisfaire ses premiers besoins économiques ainsi que ceux de sa famille.

Il n’y a pas de doute que ceci n’est pas l’unique motivation de l’activité économique, mais on ne peut pas nier que ceci constitue la motivation la plus naturelle et la plus commune.

   L’un des liens familiaux les plus solides est le lien économique et la responsabilité réciproque des membres d’une famille pour la satisfaction de leurs besoins respectifs.

   Etant donné qu’il est rare qu’au moment de sa mort un homme ne puisse avoir même pas un vêtement convenable, ou une literie qui consiste au moins en une natte ou une couverture rude, la question de savoir à qui reviennent ses effets, si insignifiants soient-ils, se pose automatiquement avec sa mort.

La réponse la plus naturelle à cette question est qu’ils doivent servir au même usage que celui auquel ils servaient de son vivant, à savoir la satisfaction des besoins économiques de sa famille et de ses proches parents.

   Si une personne meurt sans laisser de proches parents, ni un successeur par contrat, sa propriété, quelle qu’elle soit, doit être donnée à la société dans laquelle elle vivait, et donc au "Bayt Al-Mãl" (Trésor public).

Il est à noter qu’en Islam, la reconnaissance officielle de ce transfert naturel de la propriété d’une personne décédée à ses proches parents ne doit en aucune manière signifier que la thésaurisation des richesses pour les héritiers peut devenir un but économique de l’homme.

   Il y a beaucoup de versets coraniques, et un grand nombre de hadiths, qui soulignent que le produit du travail d’un homme doit servir à satisfaire ses besoins et ceux de sa famille et de la société, et non être amassé pour constituer un précieux trésor pour lui-même, pour sa femme, ses enfants et ses proches. Nous nous proposons de citer quelques versets et quelques hadiths à titre d’exemple lorsque nous étudierons la question de la thésaurisation des richesses.

Source: Behechti & Bãhonar, Philosophie de l’Islam, traduit par Abbas Ahmad al-Bostani, Publication de la Cité du Savoir, Canada.

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