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  • 21/10/2012
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L’échec du collectivisme sexuel (2)

une femme

   Une femme, écrivain contemporain, dit: «Nous pouvons dire que puisque l’homme a droit à quatre femmes, la femme devrait avoir le même droit, car tous les deux sont des êtres humains. Cette conclusion logique fait peur aux hommes. Ils sont irrités d’entendre un tel raisonnement et s’écrient: "Comment une femme pourrait-elle avoir plus d’un mari?" En réponse nous disons calmement: "Comment un homme peut-il avoir plus d’une femme ?"»

   Et elle ajoute: «Nous ne voulons pas promouvoir l’immoralité ni amoindrir l’importance de la chasteté. Nous cherchons seulement à faire comprendre aux hommes que l’opinion qu’ils ont de la femme n’est fondée sur aucune base solide. L’homme et la femme sont égaux en tant qu’êtres humains. Si l’homme a droit à quatre femmes, la femme aussi doit avoir le même droit. Même s’il est admissible que la femme ne soit pas intellectuellement supérieure à l’homme, il est certain que spirituellement et sentimentalement elle ne lui est pas inférieure.»

Comme on peut le constater à travers ces affirmations, on ne fait pas la distinction entre la polyandrie et la polygamie, sauf pour dire que l’homme étant du sexe le plus fort, il a adopté la polygamie à son propre avantage, et que la femme étant du sexe le plus faible, n’a pas pu imposer la polyandrie.

   Cette dame dit en outre que: «L’homme considère la femme comme étant sa propriété, et c’est pour cela qu’il veut en avoir plusieurs. En d’autres termes, il veut acquérir autant de propriétés que possible. La femme, étant en position d’esclave, ne peut avoir plus d’un maître.»

   Contrairement à l’affirmation de cet écrivain, le fait que la polyandrie n’ait jamais été acceptée par une large partie des gens prouve que l’homme ne considère pas la femme comme une propriété ou un objet, car la participation de plus d’un individu dans la possession d’un bien ou d’une propriété, et le partage de son utilisation, est quelque chose de naturel et admis par toutes les lois humaines dans le monde. Si donc l’homme considérait la femme comme un bien ou une propriété, il aurait accepté qu’un autre la partage avec lui comme il accepte qu’un autre s’associe avec lui dans la propriété des objets.

Ne pouvant pas trouver un seul endroit dans le monde qui refuserait que plusieurs propriétaires possèdent en commun un objet ou un bien, nous ne saurions admettre que la polygamie soit fondée sur l’allégation que l’homme considérerait la femme comme une propriété ou un objet, et qu’il désirerait par conséquent en posséder plusieurs.

Source: MUTAHARI. Mortadhã, Les Droits de la femme en Islam, Traduit par al-Bostani, éd. Ansariyan, Téhéran, 2002, PP.260-261.

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