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  • 5/11/2012
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Un problème de citoyenneté pour une population très ancienne

génocide

   Le président Thein Sein avait lui-même déclaré qu’il ne souhaitait pas des Rohingyas sur le sol birman. La réaction du président Thein Sein n’a fait qu’exacerber les craintes des Rohingyas. Pour lui, la seule solution, c’est la déportation. «Nous les enverrons dans n’importe quel pays tiers qui les acceptera», a déclaré devant l’ONU l’homme qui a engagé le pays sur la voie des réformes depuis 2011.

«Plusieurs membres de la commission d’enquête (chargée de déterminer les causes des violences) sont directement impliqués dans des violences envers les musulmans» selon Abu Tahay, représentant de la communauté rohingya à Rangoon.

   Sur ce dossier, Aung San Suu Kyi s’est distinguée par un silence que certains expliquent par sa volonté de ne pas se mettre la majorité bouddhiste à dos. Pourtant, même le Dalai Lama lui a écrit pour s’émouvoir de ces violences, selon phayul.com, agence d’information de Tibétains en exil, qui révélé l’existence de cette lettre le 22 août.

La question des réfugiés

   Chassés de leurs terres, refoulés à la frontière avec le Bangladesh, des centaines de milliers de musulmans de l’Etat de Rakhine (ou Arakan) en Birmanie prennent les routes de l’exil. Ils s’entassent dans des camps de fortune, sur des plages ou dans des rizières, à ciel ouvert. Selon l’ONU, 28”‰000”‰personnes ont fui en une semaine les affrontements entre bouddhistes et Rohingyas, la communauté musulmane minoritaire en Arakan.

Notant que le gouvernement du Bangladesh est incapable de répondre aux besoins des dizaines de milliers de Rohingyas musulmans qui ont trouvé refuge dans le pays. Il a déclaré que le gouvernement est capable d’offrir des refuges pour seulement 29 000 personnes. Récemment, il a fermé ses frontières aux réfugiés qui se trouvent dans une situation d’extrême précarité.

   Trois ONG œuvrant dans les camps sont sommées d’arrêter de distribuer nourriture et médicaments aux réfugiés fuyant des persécutions en Birmanie. Les autorités bangladeshies ont même donné l’ordre à Médecins sans frontières (MSF), Action contre la faim (ACF) et Muslim Aid UK d’arrêter de prodiguer de l’aide à ceux réfugiés dans le district de Cox’s Bazaar qui jouxte la Birmanie, rapporte le webzine Mizzima. L’objectif est de ne pas inciter davantage de Rohingyas à franchir la frontière.

Sources: Rohingya.org/portal

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