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  • 6/11/2012
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L’internationalisation du conflit

thein sein

   Le président birman Thein Sein, un ancien militaire reconverti dans la politique, préconise leur déportation vers un pays tiers ou dans des camps de réfugiés. Les Nations unies ont opposé une fin de non recevoir à la proposition du président Thein Sein. Le 12 juillet, il s’est entretenu avec Antonio Guterres, haut commissaire aux réfugiés. Il lui a expliqué que la «solution» qu’il préconisait pour les Rohingyas, des musulmans dépourvus de tout droit en Birmanie malgré une présence multicentenaire, y compris de la citoyenneté, consistait à les diriger vers des camps de réfugiés ou des pays tiers.

«Nous assumerons nos responsabilités en ce qui concerne nos minorités ethniques mais il est impossible d’accepter les Rohingyas qui sont en situation irrégulière et qui n’appartiennent pas à notre ethnicité», a défendu le président, selon le webzine Mizzima. Pour les Nations unies au contraire, la «solution» consiste à leur offrir la citoyenneté. La communauté internationale est longtemps restée silencieuse face à cette tragédie.

   L’Union européenne a finalement décidé d’envoyer une délégation au Myanmar afin d’évaluer la situation dans le pays. José Manuel Baroso, président de la Commission européenne, a rencontré le président Thein Sein à Naypyidaw. Il s’inquiète des affrontements dans l’ouest du pays. A Rangoon, dans le Centre pour la paix financé à hauteur de 700.000 € par l’Union européenne, José Manuel Baroso s’est dit «profondément inquiet» de l’éruption de violences intercommunautaires dans l’Etat Rakhine et «des conséquences sur les réformes et la démocratisation du pays». «Nous espérons que l’ensemble des dirigeants religieux appelleront à la retenue», a déclaré le Portugais, cité par The Australian. «L’UE se tient prête à mobiliser 4 millions d’€ pour répondre aux besoins humanitaires immédiats, à condition que l’accès aux zones affectées soit garanti.». Lors de sa rencontre avec le président Thein Sein, le 3 novembre à Naypyidaw, José Manuel Baroso a par ailleurs promis à la Birmanie une aide de 78 millions d’€.

De son côté, l’Organisation de Coopération Islamique (OCI) a lancé une vaste campagne pour mobiliser la communauté internationale à prendre des mesures pour arrêter les atrocités commis contre les Rohingyas musulmans.

   L’organisation avait envoyé en septembre 2012 une mission dans l’Etat Rakhine pour évaluer la situation humanitaire des Rohingyas. Mais le président birman Thein Sein a décidé de rejeter la requête exprimée par l’OCI d’ouvrir un bureau dans le nord de l’Etat Rakhine: « le gouvernement ne va pas autoriser l’ouverture d’un bureau de liaison (en Birmanie) car cela n’est pas conforme au désir de la population», indique un communiqué posté sur le site du président le 15 octobre.

L’organisation des Rohyngia à l’étranger, l’ARNO demande la présence d’une force onusienne pour protéger la minorité Rohingya de Birmanie.

Sources: Rohingya.org/portal

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